La dette mondiale a atteint un niveau historique de près de 353 000 milliards de dollars à la fin du mois de mars 2026, enregistrant une hausse de plus de 4 400 milliards de dollars au premier trimestre de l’année, selon le dernier rapport trimestriel « Global Debt Monitor » publié jeudi par l’Institut de la finance internationale (IIF).
L’institut souligne que cette progression constitue l’augmentation trimestrielle la plus rapide depuis la mi-2025 et marque le cinquième trimestre consécutif de hausse de l’endettement mondial.
D’après le rapport, les États-Unis figurent parmi les principaux moteurs de cette envolée, en raison de l’augmentation continue des besoins de financement et du recours accru à l’emprunt. Parallèlement, la Chine a connu une forte accélération de l’endettement des entreprises non financières, essentiellement des sociétés publiques, dont les emprunts ont largement dépassé ceux du gouvernement central.
L’IIF note également une évolution du comportement des investisseurs internationaux, qui tendent à diversifier davantage leurs portefeuilles. Cette tendance se traduit notamment par une hausse de la demande pour les obligations souveraines japonaises et européennes.
Le rapport estime que les ratios d’endettement dans la zone euro et au Japon devraient évoluer de manière plus modérée malgré la poursuite des politiques budgétaires expansionnistes. Aux États-Unis, les marchés des obligations d’entreprises continuent en revanche de bénéficier d’un fort dynamisme, soutenu par les émissions liées à l’intelligence artificielle ainsi que par des flux de capitaux étrangers jugés solides.
En dehors des deux principales économies mondiales, la dette a légèrement diminué dans les économies développées. Les marchés émergents, hors Chine, ont pour leur part enregistré une hausse modérée de leur endettement, atteignant un niveau record de 36 800 milliards de dollars, principalement sous l’effet de l’augmentation des emprunts publics.

