Kaïs Saïed insiste sur la transparence et la bonne gouvernance : Tout pour garantir un contrôle rigoureux des marchés publics
Le projet présidentiel a toujours prouvé le souci d’accélérer la concrétisation des grands chantiers et autres mégaprojets tout en respectant les standards régissant les marchés publics, sans oublier l’exigence de la simplification des démarches administratives susceptibles d’entraver la réalisation des projets bloqués, notamment ceux enregistrant une certaine lenteur dans l’exécution.
La Presse — En effet, lors de sa rencontre, mardi avec la Cheffe du gouvernement et le ministre de l’Equipement et de l’Habitat et ministre par intérim de l’Industrie, des Mines et de l’Energie, le Président de la République a mis l’accent sur l’importance de réviser le dispositif et les textes juridiques en vue de permettre, en fin de compte, le vrai démarrage des projets publics.
Plus encore, le Chef de l’Etat a tenu à réaffirmer l’obligation d’avoir un système de contrôle toujours plus efficace dans le but évident de garantir une bonne gestion des deniers publics, de consacrer les principes de la transparence, et de la gouvernance publique saine, ce qui est de nature à améliorer l’efficacité de l’action de l’État, outre la reddition des comptes de la part des responsables défaillants ou qui s’avèrent incompétents, et ce, lors des différentes étapes de la réalisation des publiques.
Le Président Kaïs Saïed est allé jusqu’à réclamer la révision du Code desdits marchés publics afin de l’adapter aux normes de qualité requises dans le sens où il ne faut pas privilégier les offres à des coûts dérisoires dont les caractéristiques se révèlent, souvent, défaillantes, ce qui obligerait l’Etat à engager des dépenses doubles.
Il faut dire que ce genre de marchés entraîne des pertes énormes pour l’Etat qui se trouverait, de la sorte, forcé d’opter pour des rallonges afin de parer au plus pressé en optant pour la réfection des travaux et et en engageant des réparations prématurées et fort coûteuses pour les finances publiques.
Ce n’est pas tout puisque parfois, certains entrepreneurs, une fois les lacunes constatées, n’hésitent pas à arrêter, carrément, le chantier ou à réclamer des budgets supplémentaires ou encore aller jusqu’à déclarer faillite, entraînant des situations de blocage pour certains chantiers, et ce, pendant un bon nombre d’années, donnant lieu à ce qu’on appelle, désormais, les «projets en panne», une anomalie dénoncée par le Président de la République.
Or, tout en s’avérant nécessaire et impérative, la révision est appelée à rompre avec les approches précédentes, devenues obsolètes au vu des évolutions accélérées au niveau économique, social et au vu du rythme de développement que connaît la Tunisie.
C’est dire qu’il est urgent de simplifier les procédures et d’accélérer la réalisation des projets publics, plus particulièrement dans les domaines stratégiques à forte valeur ajoutée et dans les secteurs prometteurs capables de créer de nouvelles opportunités d’emploi et de booster la croissance grâce aux investissements à l’échelle nationale et internationale.
L’accélération de la révision du système des marchés publics devrait, également, être entamée en vue de la lutte contre le phénomène de la corruption qui est la cause directe des manques à gagner énormes pour l’économie nationale et les finances publiques. Les estimations indiquent un taux de corruption variant entre 5 et 10%, sachant que ces pertes touchent, principalement, les entreprises publiques qui détiennent et gèrent une bonne part des marchés dans le pays.
Mais grâce à la détermination de la Présidence de la République, la gestion des avoirs et des biens publics est revue dans le bon sens conformément aux attentes du peuple, avide de retrouver la bonne gouvernance destinée à assurer une gestion efficace des finances publiques.


