Le secteur du tourisme alternatif en Tunisie compte plus de 3 000 unités touristiques, mais seulement 120 d’entre elles ont obtenu des autorisations légales, a révélé Houssem Ben Azzouz, président de la Fédération tunisienne interprofessionnelle du tourisme.
Dans une déclaration accordée à Naïma Dsouli, Ben Azzouz a expliqué que l’une des principales solutions proposées pour développer ce secteur consiste à remplacer le système d’autorisations administratives par des cahiers des charges plus souples et adaptés à la réalité du marché.
Il a également souligné que de nombreux investisseurs attendent depuis plusieurs années l’obtention des autorisations nécessaires pour lancer ou régulariser leurs projets touristiques.
Le responsable a rappelé que le tourisme alternatif regroupe plusieurs activités, notamment les maisons d’hôtes, les hébergements ruraux ainsi que les camps et sites de camping.
Des lois jugées caduques
De son côté, l’investisseuse dans le secteur, Amna Zidi, a dénoncé la lenteur des réformes législatives encadrant le tourisme alternatif en Tunisie.
Elle a estimé que plusieurs textes de loi n’ont toujours pas été actualisés, précisant que des concepts comme le tourisme d’aventure ou le tourisme de montagne restent encore nouveaux pour les administrations et ministères tunisiens.


