gradient blue
gradient blue
A la une Actualités

12 Mai 2026 : Le printemps législatif des artistes tunisiens

  • 14 mai 2026
  • 4 min de lecture
12 Mai 2026 : Le printemps législatif des artistes tunisiens

Le 12 mai 2026 s’inscrit désormais en lettres d’or dans les annales du Palais du Bardo comme l’instant d’une révolution législative tant attendue. Après onze années de silence injustifié, le vote quasi unanime de la loi sur le statut de l’artiste consacre la dignité retrouvée des créateurs, érigés de nouveau en locomotives du progrès national. Ce pacte de confiance historique vient clore une décennie de tergiversations pour ouvrir un printemps de droits et de justice au cœur de la modernité tunisienne

La Presse — Mardi 12 mai 2026 est une journée particulière dans le parcours civilisationnel national. Puisqu’au palais du Bardo, les députés du peuple ont réussi à rendre aux artistes leur dignité et leur ont permis de recouvrer le statut de locomotive privilégiée de la prospérité.

En effet, ils ont été soixante-treize enfants du peuple sur soixante-quatorze présents à avoir dit oui à une loi historique, celle organisant, à l’avenir, la noble profession d’artiste. Une loi qui vient exaucer un vœu et concrétiser un rêve vieux de 11 ans puisque le projet de loi dormait dans les tiroirs des présidents du Parlement, sans qu’on daigne répondre par l’affirmative ou qu’on le récuse carrément en disant aux 133 députés qui ont signé l’initiative législative appelant à réhabiliter les artistes et à reconnaître leurs droits absolus à participer à la mutation de leur pays vers l’appartenance au monde de la modernité et du progrès.

Mais que promet la loi en question aux artistes et comment ces derniers l’ont accueillie après plus d’un décennie d’attente qui semblait éternelle?

C’est simple, clair et transparent. Car c’est une loi qui s’inspire de la volonté du Président Kaïs Saïed de faire en sorte que la dignité soit à la portée de tous les Tunisiens, plus particulièrement ceux qui en étaient privés injustement. Du fait des tabous qui pourrissaient notre vie, des mensonges qu’on collait à notre religion et des intérêts sordides que certains défendaient, bec et ongles, parce qu’ils y trouvaient leur compte.

Sur les 44 articles que comporte la loi sur l’artiste, devenue, depuis mardi 12 mai 2026, la journée symbolique de l’histoire de la Tunisie (jour de l’évacuation agricole), une image rayonnante de ce que les Tunisiens peuvent offrir au monde, il existe trois ou quatre articles qui résument parfaitement la révolution législative tant rêvée par les Tunisiens, aujourd’hui une vérité scientifique.

D’abord, il n’y aura plus, dans le futur, un artiste qui perçoit une pension de deux-cent vingt dinars par mois après avoir souscrit durant vingt-cinq ans auprès de la Cnss.

Ensuite, les chanteurs étrangers et les danseuses de quatre sous qui pillent les caisses de l’Etat avec la bénédiction de «pseudo-responsables» culturels auront à payer les droits de leur passage sur les théâtres du pays et, pour mériter l’honneur de fouler Carthage ou Hammamet ils seront triés. Enfin, les acteurs et les actrices des années de la gloire de la TV nationale auront leurs droits pécuniaires à l’occasion de la retransmission quotidienne de leurs œuvres sur le «petits écran».

Et désormais, l’Instance nationale de protection des droits d’auteur sera dans l’obligation de verser aux acteurs et aussi aux techniciens, à temps et sans aucune tergiversation sous peine d’être sanctionnée, les sommes d’argent auxquelles ils ont droit.

Et pour ne pas oublier le secteur de la chanson nationale qui vivra un nouveau printemps, il est une fierté légitime de mentionner que les radios et les TV publiques et privées seront contraintes de diffuser quotidiennement une proportion de 60% des chansons parmi la musique tunisienne (30% de musique de la belle époque et 30% des époques dites récentes) et aussi sous peine d’être poursuivies devant la justice et de risquer des amendes constantes ou le retrait de leurs licences.

Il reste, cependant, que le peuple tunisien, ses artistes et son élite patriotique sont confiants que les acquis iront en gagnant en quantité et en qualité. Grâce précisément à cette communion installée entre Kaïs Saïed et les citoyens et aussi en concrétisation du pacte de confiance signé le 24 octobre 2024.

Auteur

Abdelkrim DERMECH

You cannot copy content of this page