« Sofia » de Samy Cheffai au Short Film Corner– Le marché du film Un court au format inédit
Le court métrage «Sofia», réalisé par Samy Chaffai, a été sélectionné au Short Film Corner, le rendez–vous incontournable du marché du film cannois. Une découverte pour le public de professionnels, et une distinction de plus pour son auteur, au parcours riche en création de contenu. Au moins deux autres courts métrages tunisiens ont été présentés dans cette section.
La Presse — Cette participation constitue une étape importante pour ce projet cinématographique émergent, et très peu diffusé jusqu’ à maintenant. Cette sélection pourrait ainsi le propulser. Visuellement fort par sa technicité, «Sofia» s’inscrit dans cette nouvelle génération de courts métrages tunisiens qui misent sur des récits aux visions singulières et à l’écriture qui reste puissamment visuelle certes, mais affirmée. Entre l’écriture visuelle et celle d’un scénario classique, la barrière est fine. Elle est révélatrice d’une époque qui évolue sur le plan technologique et qui voit de nombreux codes classiques périr au profit des nouveaux outils, qui conquissent.
Le film passe pour une histoire courte ou une fable dans l’ère de l’I.A et des progrès rapides de la haute technologie. Une histoire de quelques minutes racontée sur un ton décalé, drôle, et intelligent. Elle allie différentes manières de filmer : la classique avec tout ce qu’elle comporte de maîtrise technique et la moderne, réalisée à la façon, d’un film-web, conçu telle une capsule. Le travail est imprégné par les acquis de Samy Cheffai et par son parcours prolifique de créateur web et de producteur.
Il s’est lancé dans la scénarisation juste après avoir présenté «Où est Diana ?», son premier court métrage, déjà présenté, au festival international de Carthage en 2024 et qui a fait son parcours. «Sofia» réunit notamment les comédiens Moncef Ajengui, Nassim Ziadiya, Omnia Ben Ghali et Fatma Abassi.
Véritable espace de rencontres et d’échanges, le Short Film Corner accueille chaque année des réalisateurs, producteurs, distributeurs et programmateurs venus du monde entier. Il représente aujourd’hui l’une des plateformes les plus stratégiques pour les cinéastes émergents souhaitant faire connaître leurs œuvres sur la scène internationale.
Cette sélection intervient dans un contexte particulier pour le cinéma tunisien et plus généralement arabe au festival de Cannes. Un cinéma presque inexistant cette année, mais qui a résonné au Marché du film. Une présence peu illustrée, certes, mais qui n’empêche pas l’émergence de nouveaux projets.
Pour cette année 2026, la plupart sont courts. Dans la même section du Marché du film, il y a eu Dhafer L’Abidine, Hamdi Jouini et Youssef Handouse également. Pour Samy Chaffai, cette présence à Cannes représente une reconnaissance pour son travail. Il a exprimé son enthousiasme et sa joie sur ses réseaux assez prisés, avec une brève montée des marches en prime.



