Aïd Al Adha-Moutons de sacrifice : l’absence de traçabilité et de matricule lèse le consommateur tunisien
Lotfi Khaldi, Vice-Président de l’Organisation de défense du consommateur (ODC), a affirmé ce vendredi 22 mai 2026 que les citoyens pourraient rencontrer des difficultés pour faire valoir leurs droits après l’achat du mouton de l’Aïd, et ce, bien que la loi protège le consommateur.
Lors d’une intervention sur les ondes de la Radio Nationale, M. Khaldi a expliqué que le problème réside dans la nature même du produit. Il a précisé que le cheptel en Tunisie n’est pas identifié par un système de marquage, ne portant ni marquage ni numéro de série permettant de tracer chaque bête.
Il a ajouté qu’en cas de décès de l’animal ou de découverte de vices apparents ou cachés après l’achat, il devient particulièrement difficile de le restituer au vendeur. Cela s’explique d’une part par la forte ressemblance entre les bêtes, et d’autre part par le risque de voir le vendeur décliner toute responsabilité.
Le porte-parole a donc invité les citoyens à bien vérifier l’état de l’animal avant l’acquisition, en procédant à un examen minutieux pour s’assurer de sa bonne santé et de l’absence de maladies.
Le vice-président de l’ODC a également souligné qu’être accompagné par une personne expérimentée lors de l’achat est une étape essentielle pour garantir le choix d’une bête saine et sans défauts.
Enfin, Lotfi Khaldi a recommandé de ne pas emmener les enfants sur les lieux de vente, afin que leur attachement émotionnel à certains agneaux n’influence pas de manière biaisée le choix final des parents.



