gradient blue
gradient blue
Economie Monde

BAD : les assemblées annuelles 2026 s’ouvrent à Brazzaville sur le financement du développement africain

Avatar photo
  • 24 mai 2026
  • 4 min de lecture
BAD : les assemblées annuelles 2026 s’ouvrent à Brazzaville sur le financement du développement africain

Des chefs d’État et de gouvernement, des ministres des Finances, des gouverneurs de banques centrales, ainsi que des dirigeants du secteur privé, du monde de la finance et de la société civile se réuniront demain, lundi, à Brazzaville, en République du Congo, dans le cadre des assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD).

Placée sous le thème “Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté”, cette édition sera marquée par la tenue de la 61e assemblée du Conseil des gouverneurs de la BAD et la 52e assemblée du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement, le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque.

Les assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de l’institution. Cette année, plus de 3 000 participants seront attendus à Brazzaville, dont outre les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion. Ces assises se tiendront dans un contexte international où l’aide publique au développement enregistre un recul significatif, l’Afrique doit innover, identifier et surtout exploiter ses propres ressources afin de financer son propre développement, notamment à travers la Nouvelle architecture financière africaine (NAFAD) proposée par le Groupe de la Banque africaine de développement.

Les assemblées annuelles 2026 permettront aux actionnaires du Groupe de la Banque de faire le point sur les progrès réalisés au cours de l’année écoulée et de réfléchir à la mise en œuvre des quatre Points cardinaux comme piliers du développement durable de l’Afrique. Ces assises constitueront aussi un forum unique d’échanges sur le développement de l’Afrique, notamment pour les dirigeants, les actionnaires, les représentants de la société civile, du secteur privé et des médias.

Outre les réunions statutaires des gouverneurs de la Banque et du Fonds africain de développement, des événements liés au savoir seront organisés par l’institution et le pays hôte au cours de ces assisses.

Les assemblées annuelles 2026 seront les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025. L’un des premiers résultats majeurs sous sa direction est la dix-septième reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD-17), qui a eu lieu en décembre dernier à Londres et a mobilisé un montant record de 11 milliards de dollars.

Le Fonds, guichet concessionnel du Groupe de la Banque, soutient les pays membres africains à faible revenu et fragiles par le biais de prêts à taux préférentiels et de dons. 24 pays africains, un nombre record se sont engagés à hauteur de 182,7 millions de dollars auprès du Fonds. Il convient de noter que l’Afrique détient environ 4 000 milliards de dollars d’épargne dans des fonds de pension, des fonds souverains, ainsi que d’autres mécanismes d’épargne similaires .

Dans le cadre de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), portée par le président Ould Tah, ces ressources dispersées seront mobilisées et optimisées afin de libérer le potentiel financier du continent et, selon ses propres termes, “faire en sorte que chaque dollar soit multiplié par dix”.

La NAFAD a reçu, en avril dernier, l’aval des dirigeants et représentants de l’écosystème financier africain à Abidjan, en Côte d’Ivoire, après avoir été adoubée en février par les chefs d’État lors du Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba.

La NAFAD s’appuie sur les “Quatre Points cardinaux”, la vision stratégique du président du Groupe de la Banque visant à libérer la puissance du capital de l’Afrique, à renforcer sa souveraineté financière, tout en investissant dans le capital humain et les MPME pour soutenir les jeunes et les femmes du continent, et en développant des infrastructures et des chaînes de valeur compétitives.

Avatar photo
Auteur

La Presse

You cannot copy content of this page