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Université : L’enseignement supérieur privé fait ses preuves

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  • 8 juillet 2026
  • 4 min de lecture
Université : L’enseignement supérieur privé  fait ses preuves

Dans nos universités, les cérémonies marquant la fin d’année sont en vogue. L’occasion étant exceptionnelle, d’autant plus que la sortie de nouvelles promotions vaut bien la messe. Un tel évènement de reconnaissance galvanise les esprits, remonte le moral de nos étudiants, tout en leur donnant plus d’énergie et de confiance en soi. Ainsi, l’été a toujours été la belle saison des moissons.

La Presse — Car la récompense n’est pas uniquement matérielle. L’Université arabe des sciences (UAS), a, tout récemment, célébré sa fin d’année. La cérémonie de remise des diplômes était telle qu’elle a suscité joie et euphorie, illuminant les quatre coins du Palais des congrès. Et l’amphithéâtre s’était ainsi paré de ses plus beaux atours. 

Ambiance festive

Cette ambiance festive et gratifiante n’a pas été uniquement dédiée aux lauréats, mais aussi pour le grand bonheur de leurs parents, qui se sont déclarés particulièrement fiers et satisfaits. Corps enseignant, étudiants, encadrants et staff administratif se sont, également, félicités des efforts consentis et des résultats probants auxquels ils ont abouti. En ce moment de couronnement, « bravo » semble, peut-être, un mot insuffisant. Cet instant d’échange et de partage est resté des plus précieux.

Certes, le succès a son propre goût, mais il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs. Et là, s’inscrire à l’enseignement supérieur privé n’est plus souvent une obligation, mais plutôt un choix motivé par plusieurs raisons. Cela s’explique tout bonnement par le niveau qu’il a atteint aujourd’hui et l’image rayonnante qu’il a eue auprès des nouveaux bacheliers.

Plus de 30 ans déjà, l’enseignement supérieur privé a beaucoup prospéré et gagné plusieurs paris « Nous avons toujours misé sur la qualité de nos prestations pédagogiques, à même de faire sortir des promotions hautement qualifiées », avait, maintes fois, réitéré Mourad Ben Turkia, père fondateur de l’UAS.

Miser sur le savoir

Au début, l’aventure n’a pas été aussi facile, mais l’enjeu de réussite était, pour lui, immanquablement sans limites. Au fil du temps, son institution s’est frayé un chemin propre à elle, ajoutant encore à son palmarès, avec deux certificats ISO de qualité et une reconnaissance européenne de la qualité de sa formation d’ingénieurs.

De même, nombre d’universités publiques telles que Tunis El Manar font aussi florès, gardant souvent un bon classement à l’échelle mondiale. Toutefois, il y a une forte tendance à l’enseignement supérieur privé, du fait que l’université tunisienne ne forme pas, semble-t-il, pour le marché de l’emploi et qu’une grande majorité de nos entreprises économiques ne sont pas assez impliquées dans l’intégration professionnelle des jeunes demandeurs, comme le soulignent certains experts en la matière.

Présent à ladite cérémonie de remise de diplômes, Rami Farouk Qaddoumi, ambassadeur de Palestine en Tunisie, s’est focalisé sur l’apport de la recherche scientifique dans la création et l’innovation, afin de booster le développement des nations et leur prospérité. « Dans nos pays arabes, le taux de la recherche scientifique est encore assez faible par rapport à l’Occident ».

Et pour cause ! La Tunisie devrait mettre le cap sur l’investissement dans le capital humain. Miser sur le savoir en vaut la chandelle. L’amélioration de la qualité de la formation universitaire fait, désormais, partie intégrante d’un projet de réforme globale, déjà inscrit dans le plan national de développement 2026-2030.

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Auteur

Kamel FERCHICHI

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