Une âpre bataille attend le CSS contre l’ESZ pour briguer une qualification en finale.
La Presse — Pour les Sfaxiens qui n’ont pas pu décrocher le titre de champion et qui ont manqué de très peu la deuxième place qualificative à la Ligue des champions, mener la belle aventure en coupe jusqu’au bout, remporter et brandir le trophée sont devenus un objectif à ne pas rater coûte que coûte. A Sfax, on ne le cache pas et on ne parle que de ça. Impossible pour Mohamed Kouki et son groupe de rester insensibles à cette attente de leur public.
Le quart de finale contre le SG a montré cette tension terrible qui pèse désormais sur les épaules de Hamza Mathlouthi et de ses partenaires.
Il y avait même comme une sorte de psychose dans le camp sfaxien avec une focalisation extrême sur le résultat. Cette pression n’a pas été facile à gérer et à évacuer comme le prouve une qualification arrachée dans la douleur après 120 minutes de jeu pas très spectaculaires au niveau animation offensive et pas très fertiles en occasions de but.
Si contre le SG en quarts la qualification n’a pas été chose aisée,la mission s’annonce plus compliquée en demies face à une ESZ, un adversaire plus coriace dont le système de jeu est une vraie toile d’araignée, où les espaces sont très réduits avec un jeu en contre des plus redoutables.
Bataille tactique à venir
Bien que jouant à domicile et soutenu par ses fans, le CSS commettrait toutefois une grave erreur de se reposer sur cet avantage pour aborder cette demi-finale contre les «Sang et Or» de Zarzis avec un excès de confiance et le sentiment d’être à l’abri de toute désagréable surprise.
L’ESZ, sous la houlette de son nouveau coach Mcharek, a gagné en solidité et réalisé de très bonnes prestations en déplacement. Mohamed Kouki doit donc trouver des solutions pour créer des fissures dans le bloc zarzissien et gagner un duel tactique qui sera d’une grande âpreté. Le retour des joueurs étrangers, absents contre le SG, va lui permettre de présenter un dispositif mieux équilibré entre travail défensif et tâche offensive.
Avec Kévin Mondeko, ils seront trois à défendre dans l’axe. Une formule qui autorisera les deux latéraux, Baccar et Derbali à être plus offensifs. Le milieu sera aussi plus costaud avec Hasamadou Ouédraogo en sentinelle et Travis Mutyaba combinant bien avec Ali Mâaloul et Mohamed Trabelsi.
Devant, il y aura de la vitesse avec la possibilité de voir à l’œuvre Iyed Belwafi d’entrée pour mieux épauler Omar Ben Ali, en l’absence d’Emmanuel Ogbole blessé. Ce qui est sûr, c’est que cette empoignade pour un billet pour la finale va se jouer sur un petit détail et va sourire à l’équipe qui aura saisi la première faille dans le dispositif tactique de son adversaire pour prendre un ascendant psychologique déterminant sur l’issue de la partie.



