L’un des détenus les plus recherchés de Tunisie, surnommé « Ould Lamia », a été arrêté tard dans la nuit du samedi 30 mai à Hammamet, suite à une opération de traque minutieuse. Le fugitif s’était évadé d’un hôpital de la capitale où il avait été transféré après avoir simulé une maladie.
Le dangereux criminel a été capturé lors d’un raid ciblé et d’un encerclement policier menés par la sous-direction des affaires criminelles d’El Gorjani. L’opération, qualifiée de succès majeur par les autorités, met fin à une cavale qui avait mobilisé d’importants moyens de sécurité. Après consultation du ministère public, le suspect a été placé en garde à vue en attendant d’être de nouveau présenté devant la justice pour répondre de son évasion et de ses multiples crimes.
Considéré comme un prisonnier à haut risque, l’individu purgeait initialement une peine de 18 ans de réclusion criminelle pour une série de vols qualifiés, de pillages et d’actes de violence aggravée. Pour échapper à sa cellule, le détenu a délibérément simulé une dégradation brutale de son état de santé. Ce subterfuge a contraint l’administration pénitentiaire à le transférer vers un hôpital de Tunis pour y recevoir des soins. Profitant d’un moment d’inattention de sa garde sécuritaire, il a réussi à s’enfuir avec ruse et à disparaître des radars.
Surnommé « Ould Lamia », l’homme est décrit par les services de sécurité comme une figure de proue de la criminalité organisée dans le quartier d’El Jebel El Ahmar, dans la banlieue de Tunis, où il a semé la terreur pendant plusieurs années. Son casier judiciaire est particulièrement lourd : il fait l’objet d’au moins 38 mandats de recherche émis par différentes unités de sécurité et instances judiciaires.
Parmi les nombreux chefs d’inculpation qui pèsent contre lui figurent des actes de violence extrême, des vols à l’arraché sous la menace d’armes blanches, des tentatives de meurtre avec préméditation, ainsi que l’extorsion et le racket de citoyens par la force.



