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Monde

Tensions au Moyen-Orient : Plusieurs désaccords américano-iraniens autour de l’accord final

  • 31 mai 2026
  • 4 min de lecture
Tensions au Moyen-Orient : Plusieurs désaccords américano-iraniens autour de l’accord final

La situation politique et militaire s’accélère dans la région, sur fond de négociations américano-iraniennes complexes qui n’ont pas encore abouti à un accord. Cette accélération coïncide avec une escalade sioniste de grande ampleur au Sud-Liban, tandis que les Etats-Unis tentent de contenir le conflit régional et d’empêcher l’effondrement des accords négociés par les médiateurs.

La Presse — Au 91e jour de la guerre américano-iranienne, Washington et Téhéran semblaient plus proches que jamais d’un accord préliminaire qui prolongerait le cessez-le-feu et rouvrirait le détroit d’Ormuz, selon Reuters.

Cependant, les déclarations américaines contradictoires et l’intransigeance persistante de l’Iran témoignent de l’ampleur des complications qui font encore obstacle à un accord final, notamment en ce qui concerne les dossiers relatifs au programme nucléaire, aux sanctions et aux mécanismes de navigation dans le golfe arabe.

Trump maintient la pression

Les Etats-Unis exercent une forte pression sur le pouvoir iranien afin de limiter sa capacité à mener «ses activités déstabilisatrices». Jeudi, le département d’Etat avait annoncé offrir une récompense pouvant aller jusqu’à 15 millions de dollars pour toute information «permettant de perturber les mécanismes financiers des Gardiens de la révolution islamique».

D’après la Maison-Blanche, tout accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre ne sera signé par Donald Trump que si ses «lignes rouges sont satisfaites».

Vendredi, le président Donald Trump a exigé que l’Iran «s’engage» à ne jamais se doter d’une arme nucléaire et à la réouverture du détroit d’Ormuz à la libre circulation des navires.

Selon des rapports publiés par des journaux américains, dont New York Times, Wall Street Journal, The Hill, l’administration américaine discute d’un projet d’accord intérimaire prévoyant la prolongation du cessez-le-feu de soixante jours et la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation commerciale, parallèlement au lancement de négociations plus larges sur le programme nucléaire iranien et les sanctions économiques.

Mais ces rapports s’accordent à l’unanimité sur le fait que Trump n’a pas encore donné son feu vert définitif à l’accord, à la lumière des désaccords persistants sur le mécanisme de gestion des stocks d’uranium hautement enrichi de l’Iran, en plus des visions divergentes concernant la gestion de la navigation dans le détroit d’Ormuz, la levée des sanctions et le gel des fonds iraniens.

Le journal citait également des responsables américains affirmant que plus de cinquante mille soldats américains au Moyen-Orient et en Europe vivaient dans un état d’attente et d’incertitude, en raison des positions fluctuantes des États-Unis entre la menace d’une escalade et la recherche d’une compréhension.

Dans ce contexte, la médiation pakistanaise entre les deux parties se poursuit, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Mohammad Ishaq Dar, étant arrivé à Washington pour rencontrer son homologue américain, Marco Rubio, dans le but de faire progresser les négociations vers un accord qui garantirait le maintien du calme et empêcherait l’effondrement du fragile cessez-le-feu.

Au Liban, la situation s’est tendue davantage suite à une importante escalade sioniste dans le sud du pays, à la veille d’une réunion de sécurité entre les délégations militaires libanaise et sioniste au Pentagone.

Cette réunion s’inscrivait dans le cadre de pourparlers organisés par Washington visant à discuter des dispositifs de sécurité et des moyens de consolider le cessez-le-feu.

(Synthèse de médias)

Auteur

Nizar Hajbi

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