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L’équipe nationale joue demain face à la Belgique : Le résultat, dernier souci !

  • 5 juin 2026
  • 4 min de lecture
L’équipe nationale joue demain face à la Belgique : Le résultat, dernier souci !

Les tests amicaux sont faits pour corriger et pour prendre le recul nécessaire avant les matches du Mondial.

La Presse — Depuis quand considère-t-on qu’une victoire ou une défaite en match amical est capitale ? Les tests amicaux, c’est fait pour apprendre, pour se mesurer à un adversaire, pour tester des schémas, des joueurs, et de surcroît quand ce sont les deux tests avant un mondial, il s’agit de prendre soin de tous les détails. L’occasion de faire les choix et de laisser jouer la concurrence pour deux ou trois postes, pas plus.

Il est préférable de laisser une bonne impression avant d’aborder un mondial, on en convient, mais il est beaucoup plus utile de sortir avec des enseignements tactiques et techniques, et de mettre l’équipe sous pression, que de rester flatté et distrait par une victoire qui n’a aucune valeur (même si elle rentre dans le classement Fifa).

Combien de sélections ont terminé leurs tests amicaux avec des victoires éclatantes avant de sombrer en mondial et vice-versa. Ce qui compte pour Sabri Lamouchi et son staff, c’est de trouver la meilleure formule avant d’affronter la Suède. D’après ce qu’on a vu face à l’Autriche, la défense et les deux récupérateurs sont connus, le meneur aussi (Mejbri). Il reste trois places à prendre selon la forme affichée demain contre la Belgique. Gharbi face à Tounekti, Ben Slimane face à Ayari et Saad, et Chaouat face à Elloumi, ce sont les derniers duels probables pour compléter le onze dans la tête de Lamouchi.

Ce qu’on retient encore du test contre l’Autriche, c’est cette organisation offensive nouvelle axée sur un type clair de transition qui mise sur les côtés surtout gauche où Gharbi et Mejbri s’appuient sur les appels de Chaouat et les montées des latéraux pour libérer un ou deux joueurs dans les dix-huit mètres adverses.

Le schéma a été répété plusieurs fois en première mi-temps : des raids rapides où le bloc avance et où on essaye de passer systématiquement par les couloirs par quelques passes et des mouvements répétés. On a eu une heureuse impression de l’équipe nationale qui a, en revanche, mal géré son avance numérique.

Elle a joué dans la peau d’un outsider qui joue l’effet surprise, et ceci a accablé les joueurs en seconde mi-temps avec cette obligation de faire le jeu et de dominer un adversaire fort qu’on a cru diminué à tort. Ne soyons pas trop sévères, ce n’est qu’un test amical, et l’équipe est en train de muer, de prendre un coup de neuf, avec un nouveau gardien, un axial qui débarque ( Rekik), un  duo récupérateur inédit ( Khedhira qui n’a jamais joué avec Skhiri).

Et le plus important, des Tounekti, Ayari, Chaouat, Elloumi, Gharbi qui prennent un temps de jeu plus important qu’au passé. On a senti l’empreinte d’un entraîneur qui essaye de changer quelque chose en sélection, mais le même Lamouchi doit se réviser sur deux points : d’abord, quand l’adversaire joue en infériorité, il faut changer de plan et y croire davantage.

Ensuite, il doit mettre plus l’accent sur le placement de ses joueurs notamment en défense sur les balles arrêtées. Il a, certes, le, mérite d’oser changer et innover, mais ce qui compte, ce sont les résultats au Mondial, en premier lieu face à la Suède. Il a tous les atouts pour réussir.

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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