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Jendouba : Un nouveau souffle pour la gestion durable des ressources en eau et des sols

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  • 7 juin 2026
  • 3 min de lecture
Jendouba : Un nouveau souffle pour la gestion durable des ressources en eau et des sols

Dans un contexte marqué par les effets croissants du changement climatique sur l’agriculture tunisienne, le projet « Renforcement de la résilience climatique à travers la gouvernance des ressources naturelles » (ReGnR) a franchi une étape décisive. Réunis à Tabarka, élus locaux, organisations agricoles, ONG et partenaires techniques ont découvert un mécanisme d’appui inédit, conçu pour placer les acteurs de terrain au cœur de la transition vers une agriculture plus durable dans le gouvernorat de Jendouba.

C’est le pari du projet ReGnR : plutôt que d’imposer des solutions venues d’en haut, mobiliser les structures de proximité — groupements de développement agricole (GDA), sociétés mutualistes de services agricoles (Smsa), ONG et PME locales — pour accompagner directement les agriculteurs sur le terrain. Ces intermédiaires jouent un rôle clé d’interface entre les exploitants et les institutions régionales, au premier rang desquelles le Commissariat régional au développement agricole (Crda) de Jendouba, l’Odesypano et l’Ingc.

Au cœur du dispositif : la valorisation de l’eau verte, cette eau de pluie naturellement stockée dans le sol, trop souvent négligée alors qu’elle constitue un levier essentiel pour une agriculture pluviale résiliente.

Quatre axes d’intervention concrets

Le mécanisme s’articule autour de quatre domaines d’action complémentaires. L’agroforesterie, d’abord, avec la mise en place d’ouvrages de conservation des eaux et des sols à l’échelle du paysage. L’agriculture de conservation, ensuite, pour optimiser la gestion de l’eau dans les grandes cultures. Le compostage, pour améliorer la fertilité des sols par des apports organiques. Enfin, l’aménagement durable des sols au sein d’institutions sociales du gouvernorat.

Les délégations ciblées — Ghardimaou, Fernena, Balta-Bouaouane, Aïn Drahem et Boussalem — concentrent des zones agricoles particulièrement vulnérables aux aléas climatiques.

Formation et montée en compétences

Les structures retenues bénéficieront d’un programme de formation sur mesure, portant sur les enjeux du changement climatique, la gestion des ressources naturelles et le développement d’initiatives adaptées aux réalités locales. Une démarche qui entend transformer ces intermédiaires en véritables moteurs de changement au sein de leurs territoires.

Un projet ancré dans la coopération internationale

Mandaté par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et cofinancé par l’Union européenne, le projet ReGnR est mis en œuvre par la GIZ en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydriques et de la Pêche. Présent depuis deux ans à Jendouba, il capitalise sur les dynamiques locales pour inscrire ses actions dans la durée — une condition sine qua non pour que les pratiques vertueuses perdurent bien au-delà de la vie du projet.

Sarah BEN OMRANE

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Auteur

La Presse

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