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Pour parer aux réseaux de spéculation et à la criminalité : Mobilisation permanente des appareils de l’Etat

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  • 7 juin 2026
  • 5 min de lecture
Pour parer aux réseaux de spéculation et à la criminalité : Mobilisation permanente  des appareils de l’Etat

De la lutte contre la délinquance à la traque continue des spéculateurs, les autorités renforcent leur action contre les réseaux qui menacent la stabilité économique et sociale du pays.

Une mobilisation permanente menée sous l’impulsion du Chef de l’État pour faire respecter la loi et protéger les citoyens.

La Presse — La lutte contre la délinquance, les réseaux de monopole et de spéculation figure parmi les priorités constantes du Président de la République, en raison des répercussions directes de ces phénomènes sur la paix sociale, la stabilité et la sécurité du pays, puisqu’il est question de criminalité impliquant des pratiques illicites susceptibles de perturber les circuits de distribution, alimenter la hausse des prix, affaiblir le pouvoir d’achat des citoyens et porter atteinte à la confiance dans les institutions de l’État.

Si les opérations sécuritaires ciblent traditionnellement les auteurs d’infractions de droit commun, elles s’étendent de nos jours à une autre forme de délinquance, moins visible certes, mais tout aussi préjudiciable, celle de la « criminalité économique ». En effet, les pratiques de spéculation illicite, de monopole, de stockage clandestin et de détournement des circuits de distribution constituent des infractions qui portent atteinte à l’ordre économique et social. Au-delà de leur dimension commerciale, ces agissements génèrent des profits illicites, alimentent les tensions inflationnistes et affectent directement le pouvoir d’achat des citoyens, ce qui explique leur place croissante parmi les priorités des autorités.

Cette attention soutenue s’est notamment traduite par la tenue régulière, à Carthage, de réunions avec les ministres concernés, en particulier ceux de l’Intérieur et du Commerce, afin d’évaluer de près l’évolution de la situation et de veiller à la poursuite des efforts engagés sur le terrain. L’objectif est de maintenir la pression sur les réseaux criminels et spéculatifs à travers des campagnes continues et coordonnées visant à éradiquer durablement ces pratiques. Dans ce contexte, la lutte contre la délinquance et la spéculation vont de pair.

Face à l’inflation alimentaire, les contrôles se multiplient

Au cours des dernières années, plusieurs opérations conjointes menées par les services du ministère du Commerce, les unités sécuritaires et les autorités régionales ont permis la saisie d’importantes quantités de produits subventionnés stockés illégalement dans le cadre d’activités spéculatives. Les réseaux impliqués recouraient à la rétention de marchandises et à la constitution de stocks destinés aux circuits parallèles ou à l’exportation clandestine.

À cet égard, les unités de contrôle ont intensifié leurs interventions dans le cadre de vastes opérations menées à travers l’ensemble du territoire national contre les réseaux de monopole, de stockage illicite et de spéculation. Ces actions s’inscrivent dans le cadre des efforts déployés pour stabiliser les prix, garantir l’approvisionnement régulier des marchés et préserver le pouvoir d’achat des citoyens, dans un contexte marqué par une pression persistante sur les prix des produits de consommation courante.

En effet, selon le bulletin mensuel de l’Institut national de la statistique (INS) concernant le mois de mai 2026, les prix des produits alimentaires ont augmenté de 8,2 % en glissement annuel. Cette hausse s’explique principalement par l’augmentation des prix de la viande ovine (+21,8 %), de la volaille (+15,6 %), de la viande bovine (+14,1 %), des légumes frais (+12,2 %), du poisson frais (+11,9 %) et des fruits frais (+11,6 %).

Sécurité économique : la traque des spéculateurs se poursuit

Plusieurs interventions simultanées ont ainsi été menées dans différents gouvernorats, ciblant notamment des entrepôts, des abattoirs et des dépôts clandestins où étaient dissimulées d’importantes quantités de marchandises destinées à alimenter la spéculation et à provoquer des pénuries artificielles.

Loin d’être conjoncturelles, ces campagnes s’inscrivent désormais dans le cadre de la lutte nationale contre la spéculation illicite, considérée comme l’un des principaux facteurs de la hausse des prix de certains produits de première nécessité. Sous l’impulsion des directives présidentielles, les autorités ont concrétisé sur le terrain leur détermination à poursuivre les réseaux organisés qui exploitent les difficultés économiques pour réaliser des profits illicites au détriment du pouvoir d’achat des citoyens.

Le suivi de ces campagnes figure, comme on l’a souligné au début, au cœur des réunions sécuritaires présidées par le Chef de l’État. Ainsi, lors de sa récente rencontre tenue le 25 mai au Palais de Carthage avec Khaled Nouri, ministre de l’Intérieur, et Sofiane Bessadok, secrétaire d’État chargé de la Sécurité nationale, le Président de la République a examiné le déroulement des opérations sécuritaires menées aussi bien dans le cadre de la lutte contre la délinquance que de celles visant les réseaux de spéculation et de monopole ayant délibérément provoqué des hausses de prix au détriment des producteurs comme des consommateurs.

Les deux volets de cette action , à savoir la lutte contre la délinquance et la lutte contre la spéculation, ne peuvent être dissociés, dans la mesure où ils participent d’une même démarche visant à faire respecter la loi, à préserver l’ordre public et à protéger les intérêts des citoyens contre toutes les formes d’atteinte à leur sécurité et à leurs conditions de vie.

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Auteur

Samir DRIDI

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