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Economie

Investissements en Afrique : Les risques sont-ils surévalués ?

  • 9 juin 2026
  • 2 min de lecture
Investissements en Afrique : Les risques sont-ils surévalués ?

Le déficit de financement du développement en Afrique est estimé à 1.300 milliards de dollars par an, selon les chiffres officiels révélés à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement.

Ce déficit est le résultat de facteurs multiples aussi bien endogènes aux économies africaines qu’exogènes. Lors d’un panel de haut niveau, Jenny Chapman, ministre d’État chargée du Développement international et de l’Afrique et gouverneure de la Banque africaine de développement, a pointé une sur évaluation des risques en Afrique comme facteur pénalisant l’accès aux financements. « L’ampleur des ambitions des pays africains, comparée au montant des investissements actuellement réalisés dans les économies africaines, révèle un décalage flagrant , a-t-elle noté, constatant que « ’L’idée même que nous puissions poursuivre sur la même voie n’a tout simplement plus aucun sens .

Donnant l’exemple de garanties requis de 3 milliards de dollars pour un financement de 70 millions de livres sterling (93 millions de dollars US), elle a appelé à une réforme des systèmes mondiaux de notation du crédit.

« Il faut que les changements se traduisent par des milliards, voire des milliers de milliards de dollars injectés dans les économies africaines» , a-t-elle insisté.

L’Afrique a besoin de réaliser une croissance annuelle moyenne de 7 %, selon le président de la BAD, et maintenir ce niveau pendant des décennies.

Pour ce faire, « cela impose de porter la croissance annuelle du stock de capital de 3,3 % aujourd’hui à 8,7 % d’ici 2030».

«En remédiant aux inefficiences dans la mobilisation et l’utilisation des ressources, l’Afrique pourrait dégager jusqu’à 1.430 milliards de dollars US de financement supplémentaire par an.

Elle dépasserait alors son déficit annuel de financement du développement, estimé à 1.300 milliards de dollars US», a-t-il conclu.

Auteur

Lassâad BEN AHMED

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