La Tunisie explore un accord de libre-échange avec la Russie et l’espace eurasiatique
La Tunisie et l’Union économique eurasiatique (EAEU), regroupant notamment la Russie, le Kazakhstan, la Biélorussie, l’Arménie et le Kirghizistan, ont officiellement lancé en mai 2026 un processus de négociations en vue de la conclusion d’un accord de libre-échange, selon des décisions validées lors du Conseil économique suprême de l’organisation à Astana.
Cette initiative, confirmée par plusieurs sources officielles de l’EAEU et relayée par des agences internationales comme Sputnik et des publications économiques spécialisées, prévoit la mise en place d’un cadre de discussions portant sur la réduction progressive des barrières tarifaires et non tarifaires, la facilitation des échanges commerciaux, ainsi que l’amélioration de l’accès aux marchés respectifs.
D’après les premières indications publiées par les instances eurasiatiques, les négociations devraient couvrir un large éventail de domaines, notamment les procédures douanières, les normes techniques, les mesures sanitaires et phytosanitaires, ainsi que le commerce électronique et la protection de la propriété intellectuelle.
Une phase exploratoire, pas encore un accord
Les autorités précisent toutefois que le processus reste à un stade initial. Il s’agit d’une phase de lancement de négociations et non de la signature d’un accord final. Aucun calendrier contraignant ni texte juridique n’a encore été adopté.
Selon les déclarations officielles relayées par les membres de l’EAEU, l’objectif est d’évaluer le potentiel économique d’un tel partenariat, dans un contexte où les échanges commerciaux entre la Tunisie et la région eurasiatique restent encore limités mais en progression.
Un repositionnement stratégique des échanges tunisiens
Cette ouverture s’inscrit dans une dynamique plus large de diversification des partenariats commerciaux de la Tunisie, qui cherche à renforcer ses relations économiques avec de nouveaux blocs émergents, au-delà de ses partenaires traditionnels européens et méditerranéens.
La Russie et les pays de l’EAEU apparaissent de plus en plus comme des partenaires commerciaux potentiels dans plusieurs secteurs, notamment l’agroalimentaire, les matières premières et certains biens industriels, dans un contexte de recomposition des échanges mondiaux.



