Le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Grombalia a décidé de maintenir en liberté une avocate, initialement placée en garde à vue dans le cadre d’une enquête liée à la suspicion de détention de comprimés classés comme substances stupéfiantes.
Selon une déclaration du secrétaire général de la section régionale des avocats de Tunis, Tarek Harakati, la mise en cause a été interpellée alors qu’elle circulait sur la voie publique dans le cadre d’un contrôle mené par les unités sécuritaires.
Au cours de ce contrôle, elle aurait présenté spontanément aux agents un médicament classé dans le tableau A des substances réglementées. Ce traitement serait prescrit par un médecin dans le cadre d’un suivi médical.
Me Harakati a indiqué qu’un dossier médical complet, comprenant un rapport et un certificat établissant la nature du traitement suivi par l’avocate, a été transmis à la justice. Il a également précisé que l’intéressée fait l’objet d’un suivi médical régulier auprès d’une spécialiste en psychiatrie depuis une période prolongée.
À l’issue de l’examen du dossier, le juge d’instruction a décidé de ne pas la maintenir en détention, optant pour sa mise en liberté, en attendant la poursuite de l’enquête.
Le responsable a, par ailleurs, critiqué certaines approches médiatiques de l’affaire, estimant qu’il est inapproprié de transformer une situation impliquant une personne sous traitement médical prescrit en sujet de spéculation ou de stigmatisation.



