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Editorial

Du côté de l’or bleu

  • 11 juin 2026
  • 3 min de lecture
Du côté de l’or bleu

LE secteur de l’eau bénéficie, à n’en point douter, d’un intérêt majeur de la part des autorités concernées et constitue, de ce fait, une des priorités nationales, sachant que la Cheffe du gouvernement vient de confirmer, lors d’un récent Conseil ministériel restreint, la réforme et la gouvernance dudit secteur conformément aux « orientations du Président de la République ».

Outre les principes généraux quant à la nécessité d’améliorer la gouvernance et le droit constitutionnel à l’accès à l’eau potable pour tous les citoyens, un programme d’urgence a été annoncé afin d’assurer l’approvisionnement en eau potable durant l’été 2026 comprenant 81 projets, dont 35 sont déjà en cours, pour un coût total de 58 millions de dinars

Rappelons que notre pays fait face, malheureusement, à un stress hydrique structurel dans la mesure où il est classé à la 17e place parmi les pays les plus exposés au monde malgré l’amélioration des réserves enregistrées grâce à la bonne saison des pluies.

Les raisons de cette situation difficile sont dues à l’impact du climat puisque la sécheresse n’a fait que se prolonger au cours des dernières années, ce qui a mis à mal les infrastructures hydrauliques, allant jusqu’à entraîner, par un passé récent, des mesures de rationnement.

Ainsi, il s’avère indispensable d’accélérer la réalisation de stations de dessalement, l’épuration et la réutilisation des eaux usées traitées pour l’agriculture, afin d’économiser les réserves souterraines, sans oublier la mobilisation des ressources conventionnelles, dont les eaux minérales, pour satisfaire la demande de consommation individuelle.

Un autre motif de satisfaction est parvenu de la part du Conseil des administrateurs de la Banque mondiale (BM) qui a approuvé, au mois d’avril dernier, deux projets de taille afin d’améliorer les services d’eau potable pour des millions de Tunisiens, de moderniser l’agriculture irriguée et de soutenir l’emploi et les moyens de subsistance dans les zones rurales.

Il faut dire que grâce à ce financement d’un montant de 332,5 millions de dollars (l’équivalent de près d’un milliard de dinars) de la Banque mondiale, la Tunisie peut entreprendre un programme pour la résilience et la sécurité de l’eau aussi bien en milieu urbain que rural.

De surcroît, le même programme devrait créer plus de quatre mille emplois permanents et plus de treize mille emplois temporaires, tout en aidant le pays à s’adapter à la raréfaction des ressources en eau et aux pressions climatiques

L’optimisme est donc de rigueur quant à l’assurance d’une sécurité hydrique globale et durable en Tunisie, grâce à la conjugaison des efforts des diverses parties intervenantes et à l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à accompagner le secteur de l’eau en Tunisie sur le long terme.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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