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Mondial 2026 — ce lundi — entrée en lice de la Tunisie face à la Suède : C’est l’équipe qui tient tout en main

  • 13 juin 2026
  • 5 min de lecture
Mondial 2026 — ce lundi — entrée en lice de la Tunisie face à la Suède : C’est l’équipe qui tient tout en main

Lorsque le sélectionneur avoue qu’il «s’est trompé» en présentant une formation méconnaissable, à bout de souffle, mal  inspirée, qui a complètement bouleversé toutes les données positives réunies à la faveur d’une prometteuse sortie face à une solide équipe autrichienne en amical, il ne reste plus qu’à s’attendre à un sursaut d’orgueil des joueurs.

La Presse —Les «Aigles de Carthage» disputeront leur septième Coupe du monde, la troisième consécutive, face à la Suède le 15 juin au stade de Monterrey. Ils affronteront ensuite le Japon au même endroit le 21 juin pour leur deuxième match du groupe F. Leur dernier match de poule aura lieu contre les Pays-Bas le 26 juin à Kansas City, aux États-Unis.

Ce Mondial 2026, qui sera sans aucun doute classé parmi les plus mauvais jamais organisés par la Fifa dans une ambiance agitée à tous les niveaux, politiques et sportifs, restera dans les annales. Des milliers de kilomètres à engloutir, des rejets de visas, des équipes qui se retrouvent avec des staffs incomplets, des menaces de se retirer, il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser.

La planète football a été largement malmenée par un des pays organisateurs, qui a dicté ses conditions, sans tenir compte des éventuelles réactions de la Fifa, dont on n’entend plus parler, étouffée par la mainmise d’un vis-à-vis qui a, en fin de compte, tout politisé. Les images qui inondent les réseaux sociaux ne sont pas nées de l’intelligence artificielle.

Elles sont bien réelles. Elles ont mis fin à l’éthique sportive et donné à réfléchir à ceux qui ont imaginé ce Mondial à 48 équipes dans trois pays différents pour brasser plus d’argent. Cette Coupe du monde 2026 réunit, en effet, pour la première fois 48 équipes et  est organisée conjointement par trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique.

C’est certainement une bonne affaire financière, mais un coup mortel pour le sport roi, détrôné par des décisions à l’emporte-pièce, qui pèseront longtemps, très longtemps, sur les relations internationales.

Raviver la flamme

Cela dit, ce qui nous intéresse en fin de compte, c’est bien l’état de santé de notre «onze». Mal en point, le moral à zéro, bousculé dans son amour-propre par un public tunisien connu pour sa fidélité, mais difficile à convaincre en cas de mauvais résultats et comportement indolent. Il a été, rappelons-le, compréhensif malgré la défaite essuyée face à l’Autriche, en raison de la bonne prestation de l’ensemble.

Cette équipe jeune certes, bouillonne en son for intérieur et qualité de la jeunesse oblige, tiendra  à se racheter. Elle s’y efforcera et y mettra tout son savoir-faire. Le Président de la République leur a rappelé, avant leur départ, que « la culture de la défaite est plus dure et plus grave que la défaite elle-même, dans tous les domaines.

Chacun, a-t-il ajouté, doit assumer son rôle avec une détermination de fer et un esprit victorieux, inébranlable et inflexible». Ajoutant que «le temps de la participation pour la simple participation était révolu, insistant sur la nécessité pour tous de s’armer d’un esprit de défi et de victoire». Un véritable ordre de mission que les «Aigles de Carthage» auront à cœur d’honorer, pour faire oublier cette déconvenue, que les longs discours des uns et des autres n’ont pu expliquer.

Le sport, de nos jours, toutes disciplines confondues,  se base sur des techniques de préparation scientifique, de choix de stratégies conçues en fonction de l’adversaire, de décisions qui s’adossent à une argumentation mise au point par l’observation et l’étude de cet adversaire. On ne peut plus se tromper.

La preuve, on recrute des techniciens spécialistes en leur domaine,  chargés de présenter la quintessence de leurs observations, pour se reprendre et  corriger choix et options prises au quart de tour. Le sport moderne n’est plus l’apanage de personnes ineptes, pour ne pas dire incompétentes, dépassées par les événements. Ni des tours de table des terrasses de cafés. Notre équipe, d’après les dernières informations, est classée cinquième au niveau de la moyenne d’âge des joueurs.

Elle a donc une marge de progression assez importante, et a démontré qu’elle a de la qualité. Si la stratégie à adopter allie la richesse technique de ses jeunes éléments à la rigueur, elle pourra bousculer les meilleurs. C’est la raison pour laquelle le poids de ces trois rencontres à disputer pèsera sur la défense, qui n’a pas du tout fonctionné contre la Belgique.

Et une équipe sans défense n’en n’est pas une, quelle que soit la qualité du reste de l’effectif. Nos joueurs, nous ne citerons personne, tout le groupe est  en mission de rachat, doivent se battre et non se résigner. Ils possèdent cette flamme, cette volonté qui anime ceux qui voudraient prendre leur revanche, sur ce mauvais sort qui les a desservis lors de leur dernière sortie. Rien n’est perdu, parce que rien n’est encore joué.

Auteur

Kamel GHATTAS

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