Une centrale solaire photovoltaïque d’une capacité de 4 mégawatts sera réalisée à l’aéroport international de Tozeur-Nefta. Le contrat de réalisation a été signé vendredi 19 juin 2026 au siège de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), marquant une nouvelle étape dans la transition énergétique des établissements publics en Tunisie.
Ce projet vise à renforcer la souveraineté énergétique du pays tout en soutenant le développement d’un transport aérien plus durable, à travers la réduction de la consommation d’électricité issue des sources conventionnelles.
Un programme national pour les institutions publiques
Cette centrale s’inscrit dans le programme national de transition énergétique dans les établissements publics, piloté par l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME). Le programme ambitionne de généraliser l’usage des énergies renouvelables et de réduire les coûts énergétiques des structures publiques.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du directeur général de l’ANME, Nafâa Baccari, ainsi que du directeur général par intérim de l’Office de l’aviation civile et des aéroports, Habib Toumi, en plus des représentants de l’entreprise chargée de l’exécution du projet.
La plus grande unité d’autoproduction du secteur public
Selon les responsables, cette centrale constitue l’un des projets les plus importants du programme national, et la plus grande unité d’autoproduction d’électricité prévue à ce jour dans le secteur public.
Nafâa Baccari a qualifié cette initiative de “tournant qualitatif” dans la production d’énergie au sein des institutions publiques, soulignant l’importance de respecter les délais contractuels de réalisation.
De son côté, Habib Toumi a indiqué que cette installation permettra de couvrir une partie significative des besoins en électricité de l’aéroport de Tozeur-Nefta, ainsi que de celui de Djerba-Zarzis. Le projet devrait améliorer la performance énergétique des infrastructures aéroportuaires et réduire leur dépendance au réseau électrique national.
Au-delà de ses aspects techniques et économiques, ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de transition énergétique et de réduction des émissions de carbone. Il contribue également aux objectifs de développement durable, en promouvant l’usage des énergies propres dans les infrastructures publiques stratégiques, notamment les aéroports.
R.I






