Banques et assurances : bras de fer social à la veille d’une grève de trois jours
La Fédération générale des banques, des établissements financiers et des assurances (FGBEFA), relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a réaffirmé ce vendredi son attachement au droit de grève et à la liberté syndicale. Elle dénonce des « pressions » et des « tentatives d’influence » visant, selon elle, à entraver la liberté de choix des salariés, à quelques jours d’une grève sectorielle de trois jours prévue les 23, 24 et 25 juin, sur fond de blocage persistant des négociations salariales.
Dans un communiqué, la Fédération exprime sa « vive préoccupation » face à des agissements qu’elle juge contraires aux principes de la liberté syndicale, garantis par la Constitution, la législation nationale ainsi que les conventions internationales du travail.
L’organisation syndicale fustige des manœuvres qu’elle estime « attentatoires à la liberté des employés de choisir leurs positions et d’exprimer leurs opinions syndicales en toute indépendance ».
La FGBEFA appelle par ailleurs les autorités compétentes à garantir les conditions juridiques et réglementaires nécessaires à l’exercice des droits syndicaux « dans la liberté et la dignité ». Elle exhorte également l’ensemble de ses adhérents à respecter les dispositions légales encadrant le mouvement de grève et à y participer « de manière consciente et responsable ».
Cette prise de position intervient dans un contexte de blocage des négociations sociales sur les augmentations salariales dans le secteur financier. Face à cette situation de statu quo, la Fédération maintient son appel à la grève, qu’elle présente comme un moyen de pression pour relancer le dialogue social.



