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Sport

Dernier à mourir, l’espoir

  • 20 juin 2026
  • 3 min de lecture
Dernier à mourir, l’espoir

La Presse — Le football est un moyen de mobiliser à large échelle  ceux qui s’y adonnent en recevant comme moyens d’expression la prospection, la formation, la préparation, l’entraînement. Et là, il ne s’agit pas de se tromper. Tout se paie au comptant. La tricherie sous toutes ses formes est immédiatement sanctionnée.

Tout cela c’est de la théorie. La vérité du terrain est le moyen de mettre tout le monde d’accord. On revient à la cuisante défaite essuyée face à la Suède.  En fait, ce n’est pas la défaite qui a surpris. En sport, la défaite comme la victoire font partie du jeu. Le football tunisien n’est pas à comparer aux autres monstres du milieu, mais passe pour un football qui se respecte. Et comme la Suède est loin d’être un foudre de guerre, l’ampleur du score a surpris.

Quelque chose n’a pas tourné.

L’arrivée d’un sélectionneur respecté comme Hervé Renard, dont les états de services sont connus, constitue une référence, un choix duquel personne ne peut douter. « C’est l’homme de la situation » tel que l’ont déclaré les entremetteurs et les exécutants des basses besognes en amenant Lamouchi (qui est à plaindre), tout en l’obligeant à se plier aux exigences  d’un système qui a précipité le football tunisien dans l’inconnu.

Mais on ne gagne pas un match par procuration. La chance qui fait partie du jeu joue certes un rôle, mais il y a un minimum d’efforts à fournir. C’est le message que Renard essaiera de transmettre. En soutenant ce qu’il a déjà affirmé en prenant ses fonctions «tout n’est pas à jeter». Cela suppose pour un meneur d’hommes, que rien n’est joué et que les joueurs sont en mesure de tout remettre en question.

Une coïncidence qui joue en faveur de notre équipe, le nouveau sélectionneur a eu affaire à ce « onze »  japonais plus d’une fois. L’observation, l’analyse et les dispositions à prendre pourraient entrouvrir les portes de l’espoir. Au moins pour faire bonne figure. Avertis, encouragés à se prendre en main, surtout au niveau psychologique, les joueurs se doivent de relever la tête car ils savent que leur unique chance pour préserver leur avenir dans ce Mondial est bien de réussir ce match clé, ce Tunisie-Japon, 1000e match de l’histoire de la coupe du monde de football.

Auteur

Kamel GHATTAS

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