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Face aux risques sanitaires: plus de 7 500 échantillons d’eau de mer analysés

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  • 22 juin 2026
  • 4 min de lecture
Face aux risques sanitaires: plus de 7 500 échantillons d’eau de mer analysés

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a indiqué, lors d’une séance plénière tenue lundi au sein du Conseil national des régions et des districts, que les services de santé publique ont prélevé 7 551 échantillons d’eau de mer afin de les soumettre à des analyses en laboratoire. Parallèlement, des fiches d’évaluation de la situation sanitaire et environnementale ont été réalisées sur 539 points de contrôle à travers le pays, dans le cadre des préparatifs de la saison estivale.

Le ministre a souligné que ces chiffres ne constituent pas de simples données statistiques, mais traduisent la vigilance de l’État et sa volonté de protéger la santé des citoyens et des estivants. Ils illustrent également le suivi continu de la situation sanitaire et environnementale ainsi que la capacité d’intervention des autorités en cas de nécessité.

Mustafa Ferjani a insisté sur le fait que la prévention ne relève pas uniquement du ministère de la Santé, mais d’une approche globale dite « Une seule santé », qui établit un lien entre la santé humaine, la santé animale, la sécurité alimentaire et la qualité de l’environnement.

Cette stratégie repose sur la coordination entre plusieurs ministères, notamment ceux de la santé, de l’agriculture, de l’environnement, de l’intérieur et des finances.

Il a rappelé que la Tunisie a franchi des étapes importantes dans ce domaine, notamment à la suite de l’organisation de la conférence régionale sur « Une seule santé » les 14 et 15 juin 2025, sanctionnée par l’adoption de « l’Appel de Carthage », considéré comme une feuille de route pour le renforcement de cette approche aux niveaux national et régional. Il a également annoncé la création prochaine d’un centre régional dédié à la surveillance et à l’échange de données sur la santé humaine et animale, ainsi que sur les maladies transfrontalières.

Le ministre a par ailleurs souligné que la lutte contre les épidémies et virus transfrontaliers nécessite une coopération internationale renforcée et un échange permanent d’alertes précoces, en particulier face aux maladies vectorielles.

Sur le plan national, il a annoncé la mise en place prochaine d’un centre national « Une seule santé », en complément du centre régional.

Évoquant les résultats concrets de cette approche, il a cité la progression enregistrée dans la lutte contre la rage, grâce aux campagnes de sensibilisation, à la vaccination animale et aux interventions sur le terrain, ayant permis de réduire le nombre de décès de dix à deux cas par an, avec l’objectif d’éradication à l’horizon 2030.

Il a également indiqué que plus de 500 cadres et agents de santé publique ont été formés à travers le pays, et que la plateforme numérique « Evax » a été activée pour la gestion et le suivi des campagnes de vaccination, renforçant ainsi les systèmes d’alerte précoce et de réponse rapide.

Enfin, le ministre a rappelé que la prévention ne se limite pas à la lutte contre les maladies, mais englobe également la surveillance de l’eau, des aliments, des espaces publics et la réduction des sources de pollution, soulignant que les coûts sanitaires, économiques et sociaux liés à la pollution constituent un défi majeur pour les États.

Il a conclu en affirmant que la prévention n’est pas une action ponctuelle ou saisonnière, mais une politique publique permanente, fondée sur une vision intégrée plaçant la santé humaine, animale et environnementale au cœur d’un même système.

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Auteur

La Presse

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