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Société

ÉTÉ 2026 : Les enfants réconciliés avec leur pays

  • 24 juin 2026
  • 4 min de lecture
ÉTÉ 2026 : Les enfants réconciliés avec leur pays

Il est possible, pour ne pas dire urgent, de mettre en exergue la mobilisation officielle et citoyenne en vue de faire de l’été 2026 un instant de reconquête de la joie de vivre de nos enfants.

La Presse — Et si on profitait de la saison estivale pour sauver nos enfants et aussi nos épouses et nos mères de la gangrène des réseaux sociaux et qu’on ouvrait la voie afin de reconquérir nos belles habitudes de farniente mérité amplement et de saveurs du bon vieux temps quand nos plages étaient prisées pour leur sable doré et quand nos familles, qu’elles habitent les villes ou les zones rurales, prenaient goût à passer leurs soirées dans une ambiance conviviale qui resserre les liens entre les enfants et leurs parents et créent cette communion admirable entre les générations ?

Aujourd’hui que les examens ont livré leur verdict, que la joie s’est installée dans nos foyers, y compris dans ceux où on compte des recalés attendant le succès, les associations civiles et les structures gouvernementales au sein de la capitale et de toutes les régions du pays sont dans l’obligation de révéler leurs programmes, déjà planifiés, en vue de réaménager les plages, de créer les conditions optimales à la protection des baigneurs et de veiller à ce que la propreté de notre environnement soit considérée comme la préoccupation principale de tout le monde. Même si les pollueurs n’ont pas lâché prise et continuent de nous empoisonner la vie impunément mais avec la complicité de certaines personnes, qui ne passeront pas mais passeront devant la justice pour payer chèrement de leurs crimes.

Dans le gouvernorat de Bizerte, à titre d’exemple, et plus particulièrement dans la ville de Rafraf, on met les bouchées doubles en vue de renforcer les procédures de contrôle dans les plages, en concrétisation de la stratégie nationale mise en place en partenariat entre les gouverneurs et le ministère de l’Intérieur afin que nos plages se débarrassent des anciennes pratiques litigieuses qui les confisquaient injustement et privaient les citoyens, notamment ceux économiquement faibles mais fiers de leur tunisianité, de savourer les richesses de leur pays.

Nos chérubins sont également au fronton de nos projets estivaux en les préservant avant tout de l’addiction meurtrière aux plateformes et aux jeux électroniques nocifs. L’enjeu étant que le nombre effarant des utilisateurs de GSM soit une source de richesse et de plus-value sur le chemin de l’accession de la patrie au club des nations avancées. Et non une maladie qui mène à la perdition, à la délinquance et à la dépravation, voire à la sédition.

Les spécialistes qui ont la science infuse multiplient les discours magistraux sur les dégâts que causent les réseaux sociaux avec leurs instagrammeus, tiktokeurs et marchands de mensonges. Sauf qu’ils oublient de nous éclairer, comme  à leur habitude, sur les meilleurs moyens de nous libérer de ce cancer moderne.

On ne fait qu’énumérer le nombre sans cesse croissant de parents qui offrent ces sataniques smartphones à leurs enfants, mais on néglige ou on ne voit pas l’utilité de mettre en exergue ou au moins d’informer sur les programmes de conscientisation mis en œuvre régulièrement au ministère de l’Enfance en conformité avec les plans de sauvetage déjà pensés dans les pays de la modernité, voire de la post-modernité.

L’Organisation nationale de l’enfance, qui a échappé miraculeusement aux déboires de la décennie de braise, a concocté un programme à même de réconcilier nos enfants avec leur pays, dans l’objectif de les sauver de la maladie du déchantement.

Auteur

Abdelkrim DERMECH

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