gradient blue
Monde

Canicule en Europe : La suractivité humaine a multiplié par 100 le risque des nuits caniculaires…

Avatar photo
  • 26 juin 2026
  • 3 min de lecture
Canicule en Europe : La suractivité humaine a multiplié par 100 le risque des nuits caniculaires…

Le verdict de la communauté scientifique internationale est tombé : Selon le consortium de scientifiques « World Weather Attribution (WWA)», la canicule historique qui enveloppe actuellement l’Europe occidentale est le produit direct de l’activité humaine.

Un tiers des villes de l’ancien continent subit un stress thermique inédit. Cependant, la vague de chaleur précoce qui étouffe l’Europe occidentale ne relève pas d’un simple caprice de Dame Nature ! Les scientifiques s’accordent à dire que cette canicule n’est point le fruit du hasard mais porte bel et bien l’empreinte incontestable de la surexploitation humaine. Dans un rapport publié ce vendredi 26 juin 2026, les climatologues du consortium mondial WWA affirment que cet épisode extrême aurait été statistiquement impossible sans le changement climatique anthropique. Les experts révèlent que comparativement avec les données d’il y a à peine vingt ans, les émissions de gaz à effet de serre ont multiplié par 100 la probabilité de subir des températures nocturnes aussi étouffantes qu’au cours de cette semaine.

D’ailleurs, durant la journée d’hier, jeudi, le Royaume-Uni a pulvérisé son record absolu de température pour un mois de juin. Ce climat torride a déjà provoqué des dizaines de décès, entraîné de vastes pannes d’électricité, forcé la fermeture de dizaines d’écoles et paralysé de nombreux sites culturels…

Le WWA indique que le continent européen, qui détient le triste record de la région en étant le continent qui se réchauffe le plus rapidement de la planète, a vu ses vagues de chaleur s’aggraver de façon exponentielle en l’espace de quelques décennies seulement.

La menace invisible du stress thermique nocturne

Les scientifiques rappellent que le danger de toute canicule réside dans l’absence de répit nocturne. En France, et depuis plus d’une semaine, le thermomètre nocturne refuse de baisser sous la barre des 20°C. Or, ces températures extrêmes durant la nuit empêchent le corps humain de récupérer du stress thermique accumulé durant la journée. Ceci, ajoute-t-on, multiplie les risques des accidents cardiovasculaires. Par ailleurs, l’étude, qui s’appuie sur la cartographie de plus de 800 agglomérations européennes, révèle que 45 % d’entre elles font état de hauts niveaux de stress thermique chez les habitants. Un taux jamais enregistré durant de pareilles périodes de l’année. Ce phénomène critique, explique-t-on, survient lorsque l’organisme, saturé par la chaleur ambiante, devient totalement incapable de réguler sa température interne par le biais de la sudation.

Le WWA tire donc la sonnette d’alarme en rappelant qu’en 2022, une série de vagues de chaleur similaires avait coûté la vie à plus de 60 000 personnes en Europe. Et selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la température globale de la Terre a déjà augmenté de 1,4°C par rapport à l’ère préindustrielle, faisant de ces crises sanitaires la nouvelle norme estivale…

Avatar photo
Auteur

Abir Chemli