Tunisie : vers la relance de la ligne maritime de Carthage
Le ministère des Affaires culturelles a indiqué que le projet de “relance de la ligne maritime de Carthage” demeure à ce stade en phase d’étude, tout en confirmant son inscription dans une stratégie nationale de protection et de valorisation du patrimoine.
En réponse à une question écrite de la députée Fatma Mseddi, le ministère précise que cette initiative possède des dimensions culturelles, patrimoniales et de développement. Elle s’inscrit dans une logique de mise en valeur de l’héritage maritime de Carthage et pourrait contribuer, à terme, au développement du tourisme culturel ainsi qu’à la promotion de l’investissement dans le secteur patrimonial.
Selon le département, la mise en œuvre du projet reposera sur une approche participative associant l’ensemble des acteurs concernés, notamment les structures en charge du patrimoine, de la culture, du tourisme et de l’investissement.
Les prochaines étapes prévoient l’élaboration de premières esquisses du projet, la réalisation d’études de faisabilité et de viabilité, ainsi que la préparation de rapports techniques et scientifiques. Le ministère envisage également l’exploration des mécanismes de financement et de partenariat nécessaires à sa concrétisation.
Le projet s’inscrit dans une réflexion plus large autour de la valorisation du patrimoine de Carthage, ville antique fondée sur les rives de la Méditerranée et qui fut, dans l’Antiquité, une puissance maritime et commerciale majeure.
Les ports puniques, notamment le port militaire circulaire et le port commercial, constituaient un centre stratégique pour la navigation, le commerce et la construction navale, faisant de Carthage l’une des principales puissances maritimes du bassin méditerranéen.
Le concept de “ligne maritime de Carthage” vise ainsi à réactiver cette mémoire maritime à travers un parcours culturel et touristique reliant les sites archéologiques au littoral, sans pour autant correspondre à une ligne de transport maritime moderne.
Pour le ministère, la valorisation de ce patrimoine ne se limite pas à sa dimension historique. Elle pourrait également constituer un levier de développement économique, notamment à travers la promotion du tourisme culturel et la création d’opportunités d’investissement liées au patrimoine.
Le projet reste toutefois conditionné aux résultats des études en cours et à la capacité de transformer cette vision en un programme opérationnel, combinant valorisation historique, développement touristique et attractivité culturelle.
R.I



