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Coupe du monde 2026-Iran : une leçon de dignité, de courage et de résilience

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  • 29 juin 2026
  • 4 min de lecture
Coupe du monde 2026-Iran : une leçon de dignité, de courage et de résilience

Depuis son coup d’envoi, la coupe du monde édition 2026 aura été spéciale à bien des égards. On aura tout vu : des nations qui, pour leur première participation, ont livré des performances incroyables, des gardiens longtemps inconnus du grand public — à l’image de Vozinha — et qui ont été, du jour au lendemain, propulsés au rang d’ héros après des prestations exceptionnelles, ou encore des rencontres à la tournure improbable et qui ont connu des retournements de situation, comme le dernier match qui a opposé l’Algérie à l’Autriche, dont le suspens a duré jusqu’au bout.

Mais cette coupe aura également montré son revers de la médaille lié notamment à la profonde injustice dont a été victime la sélection iranienne, qui, sous le joug de restrictions drastiques, n’ a pu bénéficier des mêmes facilités que les autres sélections. Déjà, bien avant le  tournoi, plusieurs membres du staff technique et de la fédération se sont vu refuser leurs visas, obligeant les joueurs à rejoindre seuls la compétition.

Sur place, la situation est loin d’être idyllique. Contrairement aux autres équipes, la sélection iranienne n’est pas autorisée à séjourner durablement sur le sol américain et doit s’installer au Mexique, à Tijuana, pour ses séances d’entraînement, puis traverser régulièrement la frontière pour disputer ses rencontres. Après chaque match, les joueurs sont contraints de quitter immédiatement le territoire américain, sans pouvoir récupérer physiquement et subissent de longs contrôles aux postes frontaliers et douaniers.

Lors d’une conférence de presse, un joueur iranien a dénoncé des conditions qu’il a jugées profondément injustes, expliquant que l’équipe n’avait pas même le temps de récupérer correctement entre les rencontres en raison de ces déplacements imposés. En dépit de ces contraintes et en l’absence de réponse de la FIFA à leurs doléances, les Iraniens ont réussi à livrer deux prestations honorables face à la Nouvelle-Zélande et à la Belgique, portées notamment par un gardien qui a livré une belle performance.

Face à l’Égypte, la sélection iranienne a encore, une fois, fait preuve de résilience. Menée au score, elle est parvenue à revenir dans la partie et a même cru arracher une qualification dans le temps additionnel, avant qu’un recours à l’assistance vidéo à l’arbitrage n’annule le but pour un hors-jeu de quelques millimètres. Au terme de la phase de groupes, l’Iran a dû attendre les autres résultats pour connaître son sort, dans une atmosphère d’incertitude totale.

Dans le vestiaire de Seattle, la ville où s’est joué leur dernier match, les joueurs ont laissé une lettre au message simple mais puissant : « L’Iran est toujours debout. »

Mais submergé par l’émotion face à cette accumulation de difficultés et de malchance, le défenseur iranien Ramin Rezaeian, qui a été élu homme du match lors de la rencontre face à la Nouvelle-Zélande, n’a pu retenir ses larmes devant les journalistes, livrant une déclaration bouleversante dans laquelle il a présenté ses excuses au peuple iranien pour ne pas avoir pu prolonger plus loin l’aventure dans ce tournoi. Mais au-delà des résultats, la sélection iranienne a quitté la compétition avec une belle image qui a marqué  des milliers de supporters venus assister à cette coupe du monde, à savoir celle d’un groupe qui a su rester digne jusqu’au bout, faisant honneur au maillot qu’il porte et donnant une magnifique leçon de courage et de résilience. En forçant l’estime et le respect des autres nations qui ont pris part à cette coupe du monde, ils ont fait honneur à leurs ancêtres les Perses.

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Auteur

Imen Haouari

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