Relance présidentielle du dossier de la réconciliation pénale : Détermination à aboutir à des résultats tangibles
En présidant la cérémonie de prestation de serment des membres de la Commission nationale de réconciliation pénale, le Chef de l’Etat a tenu à réitérer la détermination quant à l’obligation pour toute personne accusée d’avoir profité illégalement des deniers publics de rendre des comptes, surtout qu’il s’agit d’une revendication populaire légitime.
La Presse — En effet, le Président de la République a réaffirmé qu’il n’est pas question de laisser dilapider le moindre millime» tout en soulignant que la nomination des membres de la Commission constitue «une nouvelle opportunité pour relancer le processus de réconciliation pénale, surtout que ses travaux ont été, jusque-là, entravés, voire sciemment sabotés».
Dans le même ordre d’idées, il est clair qu’il s’agit, selon les propos mêmes du Président Kaïs Saïed, d’une véritable deuxième chance pour les personnes concernées, aussi bien pour celles incarcérées que pour celles se trouvant à l’étranger, sans oublier celles qui prouvent leur volonté sincère à s’engager sur le chemin de la réconciliation pénale, seront accueillies positivement en vue de fermer le dossier sans autres poursuites judiciaires, tout en bannissant les éventuelles «formes de manipulation ou de manœuvre dilatoire».
Le Président de la République s’est félicité de la reprise de ce processus en martelant en substance et sur un ton tranchant que «nul n’est au-dessus de la loi, que nul n’est au-dessus de la reddition des comptes et que, finalement, tous sont égaux devant les dispositions de la loi, sans exception aucune».
Il convient de souligner, comme le confirment certains observateurs, que la réconciliation pénale constitue une nouvelle opportunité offerte aux personnes concernées, en Tunisie comme à l’étranger, pour régulariser leur situation dans le but évident de voir chaque millime dû au peuple tunisien récupéré, sans marchandage ni renoncement, annonçant, de la sorte, la reprise effective du processus et la fermeture attendue d’un dossier qui n’a que trop duré.
En effet, instituée par le décret-loi n°13 de 2022, la Commission nationale de réconciliation pénale est chargée d’examiner les dossiers des personnes impliquées dans des affaires de corruption économique et financière avec l’idée et le principe quant à la restitution des fonds et biens illicitement engrangés, et ce en contrepartie d’un accord de réconciliation destiné à aboutir à la clôture des poursuites, selon les conditions prévues par la loi.
La reprise de ce dossier est, en réalité, une nouvelle phase de cette question après avoir traîné en longueur, confirmant la colère du Président suite à l’absence de résultats tangibles tout en laissant prévoir l’optimisme du Chef de l’Etat quant à une prochaine suite positive pour le recouvrement de l’argent spolié et des fonds censés financer le développement des régions défavorisées.
N’oublions pas que le Chef de l’Etat accorde un intérêt majeur à cette question qui figure en bonne place dans le cadre des objectifs du projet présidentiel consistant à trouver les fonds nécessaires au développement économique durable qui serait favorable aux différentes régions de la Tunisie, notamment celles de l’intérieur du pays.
En somme, l’objectif final de cette relance du dossier de la réconciliation pénale demeure inchangé dans la mesure où il s’agit d’un volet phare du projet présidentiel avec une volonté inébranlable de récupérer les sommes indûment acquises et les orienter vers des projets de développement dans les régions les plus défavorisées du pays de façon à ce que chaque millime soit rendu au peuple sans tergiversation.



