Lancement d’une plateforme numérique de certification pour booster l’employabilité des étudiants diplômés
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique s’apprête à numériser et à moderniser les compétences de ses étudiants. En effet, le Directeur général de l’innovation universitaire, Mounir Ayadi, a annoncé le lancement officiel et stratégique d’une plateforme numérique d’apprentissage et qui sera opérationnelle dès la prochaine rentrée universitaire.
Ce dispositif technologique permettra aux étudiants de suivre des formations certifiantes dans des disciplines transversales et techniques parallèlement à leur cursus académique traditionnel. L’objectif est de diversifier les compétences des futurs diplômés afin de maximiser leur insertion sur un marché de l’emploi en perpétuelle mutation.
Cette étape est le fruit d’une synergie gouvernementale élargie pilotée conjointement avec le ministère des Technologies de la communication. Le projet associe également les ministères de l’Éducation ainsi que le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Pour assurer le déploiement opérationnel et l’encadrement des étudiants sur le terrain, l’administration va s’appuyer sur le réseau des Centres de Carrières et de Certification des Compétences (4C) déjà implantés au sein de la quasi-totalité des universités de la République. Dans cette optique, l’État va procéder à l’achat massif de licences de certifications internationales reconnues, qui seront réparties entre les facultés et instituts universitaires pour enrichir les curriculums vitae des candidats.
Un parcours d’apprentissage progressif
L’architecture pédagogique du projet repose sur une autonomie totale de l’apprenant. Le cursus se déroulera intégralement en ligne, structuré autour de modules numériques interactifs et progressifs. L’étudiant devra donc valider chaque palier pédagogique pour débloquer automatiquement le niveau supérieur. Un parcours qui s’achèvera par un examen électronique final conditionnant l’obtention de la certification professionnelle.
Dans cet ordre d’idées, le Directeur général a précisé que cette réforme structurelle n’a pas été décidée au hasard. « Elle découle d’une vaste enquête nationale menée par le ministère il y a dix-huit mois auprès d’un large échantillon d’étudiants, de professeurs et de cadres administratifs », a-t-il indiqué. Et d’ajouter que ce sondage a permis de « cartographier avec exactitude les besoins des universités et les attentes des entreprises ». Les conclusions de cette étude , souligne-t-il, ont servi de base à la rédaction d’un cahier des charges officiel, dont la publication imminente marquera le coup d’envoi réglementaire de cette plateforme.



