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Sport

L’Équipe nationale a raté son mondial : Un déficit d’éducation patriotique

  • 30 juin 2026
  • 3 min de lecture
L’Équipe nationale a raté son mondial : Un déficit d’éducation patriotique
crédit photo : ©Mokhtar HMIMA

La Presse —Autant qu’il nous souvienne, le football tunisien n’a jamais subi un revers aussi retentissant, même dans les périodes les plus difficiles de son histoire. Les limites techniques et tactiques, l’absence de talents et le manque d’engagement se sont traduits finalement par un parcours réellement cauchemardesque. Trois rencontres, trois défaites, zéro point et un nombre assez conséquent de buts encaissés (12). Face à cette copie terne et déshonorante, les analystes n’ont pas lésiné sur les qualificatifs les plus invraisemblables et pourtant mérités. Certains parlent d’humiliation et d’autres de débâcle ou encore de naufrage. Ce qui donne plus de dimension à  ce calvaire, c’est qu’il s’est illustré, au concret, par des  « records » historiques. Il suffit de rappeler ici, comme l’ont soulevé certains médias étrangers, que  la Tunisie est devenue la première Nation africaine à encaisser cinq buts lors de son match d’ouverture. Elle est aussi la première à encaisser neuf buts lors de ses deux premiers matchs de Coupe du monde.

En parallèle, il faut remonter à 1987, 39 ans déjà, pour voir l’équipe nationale subir cinq défaites consécutives (en comptant les deux matchs de préparation). Et on oserait même affirmer que cette participation au Mondial 2026 est tellement furtive et médiocre qu’elle ne pourrait pas servir de support pour analyser ou projeter. Toute analyse suppose, de toute évidence, un bilan et un minimum de contenu. Ce qui n’est pas le cas. Il est clair que le football national est désormais à terre et ne dispose d’aucun argument pour se relever rapidement. Pourtant, les professionnels n’ont cessé, des années durant, de tirer la sonnette d’alarme et de prévenir un tel naufrage abyssal. Mais nos décideurs, accrochés à leurs privilèges, ont préféré maintenir le silence radio, aux dépens de l’intérêt suprême de la Nation. Et c’est bien là un acte de haute trahison, qui mérite une réaction forte et rigoureuse de nos premiers décideurs. Et on se rappelle, tous, de cette belle histoire de la Côte d’Ivoire. Après leur élimination précoce au premier tour de la coupe d’Afrique des nations 2000, tous les joueurs ont été internés et soumis à un stage de « redressement militaire» sur ordre du Chef de l’Etat de l’époque et qui a qualifié cette élimination comme une humiliation contre la Nation. Nos joueurs, et même quelques responsables du bureau fédéral, auraient certainement besoin d’un tel « stage d’éducation patriotique».

Auteur

Anis SOUADI

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