Les services de contrôle de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) ont saisi et détruit près de 865 tonnes de produits alimentaires impropres à la consommation ou non conformes à la réglementation durant les cinq premiers mois de 2026. Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une vaste campagne de surveillance visant à garantir la sécurité sanitaire des aliments mis sur le marché tunisien.
Le président de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA), Mohamed Rabhi, a annoncé que plus de 27 000 opérations de contrôle officiel ont été menées sur le marché local entre janvier et mai 2026. Ces interventions ont été appuyées par plus de 5 400 analyses de laboratoire, permettant d’identifier et de retirer du circuit commercial des produits présentant un risque pour la santé publique ou ne répondant pas aux normes en vigueur.
Intervenant mercredi sur Express Fm, Mohamed Rabhi a indiqué que ces contrôles couvrent l’ensemble de la chaîne alimentaire, depuis la production jusqu’à la commercialisation, en passant par l’importation et l’exportation.
S’agissant des résidus de pesticides, il a précisé que l’INSSPA a analysé 134 échantillons de fruits et légumes. Les résultats n’ont révélé aucun dépassement des seuils réglementaires pour les pastèques et les melons. Des traces de pesticides ont en revanche été détectées dans des pêches et des poires, mais elles demeurent dans les limites autorisées par la réglementation.
Le responsable a assuré que l’Instance intervient immédiatement lorsqu’une infraction est constatée ou lorsqu’un produit présente un risque potentiel pour la santé des consommateurs.
L’INSSPA poursuit également un contrôle rigoureux des échanges commerciaux. Au cours des cinq premiers mois de l’année, 1 233 dossiers d’importation ont été examinés. L’Instance a délivré 1 132 autorisations de mainlevée provisoire ainsi que 1 166 autorisations de mise à la consommation, tout en refusant trois opérations d’importation en raison de la non-conformité des produits.
Selon Mohamed Rabhi, ces refus concernaient principalement des produits détériorés ou ne respectant pas les exigences relatives à la durée de conservation, notamment des fruits secs et des produits chocolatés.
Concernant les exportations, l’INSSPA a traité plus de 10 000 dossiers, réalisé 267 analyses de laboratoire et délivré plus de 7 000 certificats de contrôle destinés aux exportateurs. En parallèle, 16 opérations d’exportation ont été rejetées pour non-respect des exigences de sécurité sanitaire.
Le président de l’Instance a également souligné le renforcement du contrôle de la qualité de l’eau potable. Près de 11 000 opérations de contrôle ont été réalisées, complétées par 436 analyses d’échantillons et 169 analyses physico-chimiques. Les équipes ont notamment procédé à des recherches de plomb dans l’eau distribuée par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), ainsi qu’au suivi de la qualité des eaux usées.
Enfin, Mohamed Rabhi a fait état de 21 foyers d’intoxication alimentaire collective enregistrés durant les cinq premiers mois de 2026. Ces épisodes ont touché 432 personnes dans différents environnements, notamment des établissements commerciaux, des établissements scolaires et des foyers.
À travers ce bilan, l’INSSPA met en avant l’intensification de ses actions de contrôle afin de renforcer la protection des consommateurs, garantir la conformité des produits alimentaires circulant sur le marché tunisien et préserver la sécurité sanitaire tout au long de la chaîne alimentaire.
R.I



