À l’approche du pic de la saison estivale, l’Agence de la Protection et de l’Aménagement du Littoral (APAL) durcit le ton contre les infractions commises sur les plages tunisiennes. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 50 000 dinars d’amende, tandis qu’un numéro vert (1820) a été mis à la disposition des citoyens pour signaler toute occupation ou exploitation illégale du domaine public maritime.
Intervenant ce mercredi 1er juillet sur les ondes de la Radio nationale, le Directeur général en charge de la gestion des affaires administratives à l’Agence de la Protection et de l’Aménagement du Littoral (APAL), Mehdi Belhadj, a rappelé que la législation tunisienne garantit un usage libre, égal et gratuit du domaine public maritime.
Le responsable a souligné que les établissements autorisés à exploiter une partie des plages ne peuvent en aucun cas occuper plus de la moitié de leur largeur. L’autre moitié doit impérativement demeurer accessible aux citoyens afin de préserver le droit de tous à un accès libre au littoral.
Afin de renforcer les contrôles, l’APAL a mis en place le numéro vert 1820, permettant aux estivants de signaler toute infraction constatée sur les plages. Selon Mehdi Belhadj, les interventions des services compétents seront engagées dans les plus brefs délais après réception des signalements.
Le responsable a également rappelé que la loi prévoit un arsenal de sanctions graduées en fonction de la gravité des infractions. Les contrevenants encourent des amendes comprises entre 100 dinars et 50 000 dinars, ainsi que des peines d’emprisonnement allant de 16 jours à une année.
Pour assurer le respect de la réglementation, l’APAL travaille en étroite coordination avec plusieurs institutions, notamment le ministère de l’Intérieur, les municipalités et le ministère du Tourisme. Cette coopération vise à préserver le domaine public maritime, garantir le libre accès aux plages et assurer de meilleures conditions d’accueil et de sécurité pour les estivants.
Par ailleurs, Mehdi Belhadj a insisté sur la nécessité de préserver la propreté des plages. Après les campagnes de sensibilisation lancées le 11 juin dernier, l’Agence s’apprête désormais à intensifier les opérations de contrôle et à appliquer des mesures répressives contre les auteurs d’incivilités et les contrevenants aux règles de protection du littoral.
Finalement et non moins important, le responsable a indiqué que les opérations de nettoyage des plages représentent chaque année un coût d’environ 3 millions de dinars, un montant qui souligne l’importance d’une mobilisation collective pour préserver le littoral tunisien durant la saison estivale.
S.R



