Plan de développement 2026-2030 : le SNJT appelle à une vision stratégique pour le secteur des médias
Le syndicat national des journalistes tunisiens a appelé, mercredi, les députés de l’ARP à intégrer dans le projet du plan de développement 2026-2030, une vision stratégique et cohérente pour développement du secteur de la presse et des médias, conforme aux exigences de l’État moderne et aux standards de bonne gouvernance.
Dans une déclaration publiée mercredi, le syndicat a précisé que cette vision devrait reposer sur plusieurs axes prioritaires, notamment la reconnaissance des médias en tant que secteur productif et composante à part entière de l’économie culturelle et numérique.
A ce titre, il a plaidé pour l’intégration du secteur dans les politiques publiques de développement et d’investissement, afin de renforcer son rôle dans la création de richesse, l’innovation et la promotion de l’économie du savoir.
Il a, en outre, appelé à la mise en place de politiques permettant de garantir la pérennité des établissements médiatiques, de soutenir leur transition numérique, de renforcer leur compétitivité et d’encourager l’investissement et l’innovation dans le secteur des médias.
Le Syndicat des journalistes a, dans le même contexte, insisté sur la nécessité de moderniser le cadre législatif et institutionnel en vue de garantir l’indépendance des médias, le pluralisme et la liberté de la presse, considérés comme des conditions indispensables à la réussite de toute stratégie de développement.
Il a, en outre, plaidé pour le renforcement du droit d’accès à l’information, en tant que pilier de la transparence et de la redevabilité.
Par ailleurs, le syndicat a souligné l’importance d’adopter une politique nationale d’éducation aux médias et à l’information et de lutte contre les fausses informations. Cette politique devrait être intégrée aux programmes scolaires, universitaires et aux actions de formation et de sensibilisation, lit-on dans le texte de la déclaration.
Pour le syndicat, l’objectif est de renforcer l’esprit critique, d’améliorer la capacité des citoyens, notamment des jeunes, à vérifier l’information et à utiliser de manière responsable les contenus numériques, et de renforcer la résilience de la société face aux campagnes de désinformation.
Selon le syndicat, une telle démarche contribuerait également à renforcer la résilience de la société face aux campagnes de désinformation et constitue l’un des fondements du développement durable et de la citoyenneté numérique.
Il a, en outre, recommandé de reconnaitre les médias comme un partenaire à part entière dans le suivi de la mise en œuvre du Plan de développement, en leur garantissant un accès effectif aux données relatives aux projets publics et en instaurant des mécanismes réguliers permettant d’informer l’opinion publique sur l’état d’avancement des projets et les indicateurs de performance.
Il a également appelé à l’élaboration d’un programme national de modernisation des médias publics et de développement de leurs services, afin de mieux accompagner les transformations numériques et répondre aux attentes des citoyens.



