Canicule en Europe : le bilan humain franchit le seuil des 2 500 morts
La vague de chaleur exceptionnelle qui frappe actuellement plusieurs pays européens a porté le bilan des décès liés aux températures extrêmes à près de 2 500 personnes, selon des informations rapportées par le journal espagnol La Vanguardia. Ce chiffre alarmant témoigne de l’intensification des effets du changement climatique et met en lumière la pression grandissante qui pèse sur les systèmes de santé et les infrastructures du continent.
La France et l’Espagne en première ligne
La France se classe en tête des pays les plus durement touchés. Les estimations préliminaires publiées par Santé publique France font état d’au moins 1 200 décès excédentaires enregistrés au cours des trois journées les plus chaudes, un bilan qui pourrait encore s’alourdir à mesure que l’enregistrement des certificats officiels de décès se finalise. En Espagne, le ministère de la Santé a annoncé que les fortes chaleurs ont causé 1 152 décès depuis le 15 mai dernier, dont 1 029 pour le seul mois de juin, illustrant une accélération préoccupante des pertes humaines.
Infrastructures et transports perturbés à travers le continent
Les répercussions de cette chaleur extrême s’étendent bien au-delà de la péninsule ibérique et de l’Hexagone. En Allemagne, les autorités ont été contraintes de suspendre la circulation sur plusieurs autoroutes après que des portions de bitume se sont fissurées sous l’effet de la chaleur, perturbant également les horaires des transports publics. De leur côté, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Croatie, la Pologne et le Danemark font face à une saturation croissante de leurs services publics et de leurs structures sanitaires.
Le phénomène de « dôme de chaleur » en cause
D’après les explications fournies par La Vanguardia, cette vague de chaleur est provoquée par la formation d’un dôme de chaleur, un phénomène météorologique causé par le blocage d’une masse d’air brûlant en provenance du Sahara. Cette situation a entraîné des températures supérieures de cinq à douze degrés Celsius aux normales de saison dans de vastes régions d’Europe, ravivant ainsi les inquiétudes mondiales quant à la multiplication et à la violence des événements climatiques extrêmes liés au réchauffement de la planète.



