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Qui sera le prochain sélectionneur de la Tunisie ? La FTF perd l’une de ses principales pistes

  • 2 juillet 2026
  • 5 min de lecture
Qui sera le prochain sélectionneur de la Tunisie ? La FTF perd l’une de ses principales pistes

La recherche du futur sélectionneur des Aigles de Carthage vient de connaître un nouveau rebondissement. Alors que Maher Kanzari figurait parmi les principaux candidats pour succéder à Hervé Renard à la tête de la sélection tunisienne, plusieurs médias irakiens annoncent qu’il est parvenu à un accord avec le club d’Al-Shorta pour prendre les commandes de l’équipe dès la saison prochaine. Si cette information est officialisée, le technicien tunisien s’éloignera de facto de la course au poste de sélectionneur national, obligeant la Fédération tunisienne de football (FTF) à concentrer ses efforts sur les autres profils encore disponibles.
Cette évolution intervient dans un contexte de profonde remise en question du football tunisien, au lendemain d’une Coupe du monde 2026 particulièrement décevante, qui a précipité l’ouverture d’un nouveau chantier sportif au sein de la Fédération.

Une reconstruction devenue inévitable

Le parcours de la Tunisie au Mondial 2026 a été l’un des plus difficiles de son histoire. Les Aigles de Carthage ont quitté la compétition dès le premier tour après trois lourdes défaites : 5-1 contre la Suède, 4-0 face au Japon et 3-1 devant les Pays-Bas. Avec une 47e place sur les 48 sélections engagées dans cette première Coupe du monde élargie, la sélection nationale a largement manqué l’objectif qui lui avait été fixé.
Cette campagne a également été marquée par une forte instabilité au sein du staff technique. Après le premier match, Sabri Lamouchi avait quitté ses fonctions, avant d’être remplacé par le Français Hervé Renard. Malgré son expérience internationale, ce dernier n’a pas réussi à redresser la situation ni à qualifier la Tunisie pour les huitièmes de finale.
Son départ apparaît désormais comme une simple question de temps, la Fédération ayant déjà engagé une réflexion approfondie sur le profil du futur sélectionneur.

La Fédération privilégie un entraîneur tunisien

Selon plusieurs sources concordantes, la FTF s’oriente désormais vers la nomination d’un technicien tunisien afin d’ouvrir un nouveau cycle basé sur les compétences locales.
Quatre entraîneurs figuraient initialement parmi les principaux candidats : Moïne Chaâbani, actuel entraîneur de la Renaissance de Berkane, Nasreddine Nabi, qui dirige le Raja Casablanca, Khaled Ben Yahia, actuellement engagé avec le MC Alger, et Maher Kanzari, récemment libéré de son bref passage au club irakien de Zakho.
Mais cette liste pourrait rapidement être réduite.
Quelques jours seulement après avoir quitté Zakho SC pour des raisons familiales, Maher Kanzari était revenu en Tunisie, alimentant les spéculations autour d’une éventuelle nomination à la tête des Aigles de Carthage. Cette hypothèse semble toutefois s’éloigner.
La chaîne irakienne Al Rabiaa Sport a annoncé que le club d’Al-Shorta avait trouvé un accord avec le technicien tunisien pour lui confier la direction de son équipe première dès la prochaine saison. Les détails du contrat, notamment sa durée et son montant, n’ont pas été révélés, mais si cette arrivée est officialisée, Kanzari poursuivra sa carrière en Iraqi Stars League plutôt que sur le banc de la sélection tunisienne.
Son retrait de la course constitue un changement important dans les plans de la Fédération, qui perd l’un des entraîneurs les plus expérimentés du football tunisien, notamment grâce à son passage réussi à l’Espérance Sportive de Tunis.

Trois profils toujours en lice

Avec l’éloignement probable de Maher Kanzari, les regards se tournent désormais vers trois entraîneurs.
Mouïne Chaâbani apparaît comme l’un des candidats les plus crédibles. Ses titres remportés avec l’Espérance puis la Renaissance de Berkane, ainsi que son expérience des compétitions africaines, renforcent sa candidature.
Nasreddine Nabi demeure également une option sérieuse. Son parcours dans plusieurs championnats africains et arabes, combiné à son expérience actuelle au Raja Casablanca, fait de lui un technicien reconnu pour sa capacité à construire des projets sportifs durables.
De son côté, Khaled Ben Yahia reste une valeur sûre du football tunisien. Toutefois, son contrat avec le MC Alger pourrait compliquer d’éventuelles discussions avec la Fédération.
Parallèlement, le nom d’Anis Boujelbène continue de circuler pour intégrer le futur staff technique, non pas comme sélectionneur principal, mais comme entraîneur adjoint. Sa connaissance du groupe et du football tunisien en fait un profil apprécié pour accompagner le futur patron des Aigles de Carthage.

Une décision attendue dans les prochains jours

La Fédération tunisienne de football devrait désormais accélérer le processus de désignation du nouveau sélectionneur afin de lancer rapidement le chantier de la reconstruction. Au-delà du choix d’un entraîneur, c’est un véritable projet sportif qui devra être mis en place pour redonner de la compétitivité à une sélection fragilisée par plusieurs années de résultats insuffisants.
Le prochain sélectionneur aura pour mission de restaurer la confiance, de reconstruire un groupe capable de retrouver les premiers rôles sur la scène africaine et de préparer les prochaines échéances internationales dans un climat bien différent de celui qui a suivi le Mondial 2026.

Auteur

R. I

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