La Tunisie, pays-hôte de la 7ème édition de la foire commerciale et du Sommet des affaires pour les femmes entrepreneures du COMESA (CTF7) et la France peuvent contribuer de manière décisive au Plan stratégique (2026-2030) de la COMFWB (Fédération des associations nationales des femmes entrepreneures du Marché commun de l’Afrique orientale et australe) , a indiqué l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen.
Selon elle, « cette collaboration est portée par les atouts de la Tunisie qui agit comme carrefour stratégique entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne et la France qui bénéficie d’un fort entrepreneuriat féminin, dont 40 % des entrepreneurs individuels sont des femmes y compris une importante diaspora africaine ».
Lancé lors de l’ouverture du CTF7, ce plan stratégique à moyen terme (2026-2030), vise à renforcer l’intégration des femmes dans le commerce intra-COMESA et intra-ZLECAf, à élargir l’accès au financement et à faire du numérique un levier de compétitivité, a souligné l’ambassadrice de France qui intervenait à la conférence.
Un partenariat d’égal à égal!
« Ensemble, construisons un partenariat d’égal à égal, pour co-produire, co-investir et co-inventer, avec les femmes et la jeunesse du continent africain », a souligné Guéguen, mettant l’accent sur sa conviction que les femmes entrepreneures, qui réinvestissent davantage dans leurs communautés et créent des emplois plus inclusifs, sont les actrices-clés de cette transformation et que soutenir l’internationalisation des femmes entrepreneures en Afrique, ce n’est pas seulement une politique d’équité, c’est une politique d’efficacité économique.
Et de poursuivre, le Plan Stratégique à moyen Terme 2026-2030 de la Fédération ambitionne, résonne pleinement avec la vision française.
« Je veux vous dire que la France se reconnaît pleinement dans ces priorités. Elle continuera, à travers le projet « Qawafel » et l’ensemble de ses instruments de coopération, à être à vos côtés pour les concrétiser »
A cet égard, la diplomate française a rappelé que son pays a accompagné, à travers le projet « Qawafel », doté d’un budget de 3,8 millions d’euros, plus de 170 PME tunisiennes vers les marchés africains en matière de diagnostics export, mise en relation B2B, accès au financement et formation au numérique et aux normes internationales .
Et d’ajouter que les résultats ont porté sur la construction de 18 structures d’accompagnement, en outre 250 entreprises tunisiennes ont pu nouer des contrats commerciaux avec des partenaires mauritaniens, sénégalais, congolais et kényans, et plus de 10 partenariats institutionnels ont été conclus grâce à Expertise France et le groupe de l’Agence Française de Développement (AFD) .
Une nouvelle approche de développement durable
Selon Guéguen, la France a profondément changé son approche et transformé son partenariat avec les différents pays du continent africain. Elle s’inscrit dans une dynamique de développement durable.
« Elle n’est plus simplement un donateur ou un observateur de l’essor africain. Elle entend être un partenaire actif de l’essor africain, sur un pied d’égalité, aux côtés des entrepreneurs et en premier lieu des femmes qui font bouger les lignes ».
Les femmes sont au cœur des transformations positives qui permettront aux économies africaines et leurs partenaires les plus proches comme la France de booster le dynamisme des entreprises, de faire les investissements et de créer les emplois qui feront de l’Afrique un continent de prospérité partagée et de développement durable.
L’ambassadrice a également rappelé les engagements financiers de 23 milliards d’euros annoncés par la France, lors du Sommet « Africa Forward » tenu à Nairobi, pour des investissements à la faveur du continent africain, dont 14 milliards d’investissements français publics et privés, dans l’énergie, les infrastructures numériques, les transports, l’agriculture intelligente et la formation des talents africains de demain.
Cette philosophie de la co-construction repose, selon elle, sur trois convictions fondamentales. Il s’agit d’investir plutôt que d’assister, d’autant plus que l’Afrique le plus jeune du monde, doté d’un dividende démographique considérable et d’une des croissances économiques les plus dynamiques de la planète, de penser à l’échelle du continent entier et de mettre les femmes et la jeunesse au centre.
La 7e édition de la Foire commerciale régionale et conférence d’affaires pour les femmes entrepreneures du COMESA (CTF7), tenue du 1er au 3 juillet 2026 a rassemblé plus de 500 femmes entrepreneures pionnières, décideurs publics et investisseurs issus des 21 États membres du COMESA, autour d’une vision commune : One Market, One Future : des chemins numériques pour saisir pleinement la ZLECAf.



