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Amélioration des conditions de transport (2/2) : Les mesures salutaires à portée de main

  • 6 juillet 2026
  • 4 min de lecture
Amélioration des conditions de transport (2/2) : Les mesures salutaires à portée de main

Alors que la Transtu a renforcé son parc de plusieurs centaines de nouveaux bus, les clients n’ont pas senti l’impact dans leurs déplacements. Il y a encore des destinations qui n’ont pas constaté le moindre changement depuis des années. Dans d’autres, la situation a empiré. Des lignes supprimées ne sont pas rétablies et d’autres fonctionnent au compte-gouttes.

La Presse — Le paysage du transport attend une véritable transformation. Ce qui n’est pas toujours le cas, malheureusement. Au fait, il en a fallu bien du temps pour desservir, enfin, une partie de la zone du Lac.

Rétablir les lignes supprimées 

Le prolongement de la ligne 28 E jusqu’aux Jardins de Carthage est à saluer. Mais l’initiative doit être menée jusqu’au bout. Toutefois, le plus gros problème restera, toujours, celui de la fréquence. C’est un mal endémique qui fausse tous les calculs de la Transtu. Cette dernière parviendra-t-elle à s’en défaire ? 

De telles expériences, dont on ne sait si elles seront maintenues, ont besoin de mesures plus urgentes. Parmi celles-ci, le rétablissement, sans retard, des lignes suspendues et celles qui ont été réduites au strict minimum. Notre devoir est de rappeler une énième fois aux responsables de la Transtu que les dimanches et jours fériés, les usagers se déplacent. Il n’y a aucune raison qui puisse justifier la suspension de la plupart des lignes de bus. Cela n’a pas existé avant !

On ne parvient pas à comprendre la logique de la Société de transport.

Alors qu’on s’attendait à un réel sursaut de cette dernière, on assiste, au contraire, à une dégradation des services et à un repli inexpliqué.

Aujourd’hui, les clients veulent voir se concrétiser toutes les promesses et annonces faites par différents responsables. 

Et ce n’est pas trop demander.

En effet, tout ce qui sera entrepris en faveur des voyageurs se répercutera positivement sur l’image de la société.

Contrôle: ne pas baisser la garde !

Il y a, certes, de timides tentatives pour reprendre en main les commandes. Mais elles restent insuffisantes.

Par exemple, le retour du contrôle des titres de transport à bord des moyens de transport et au sol est une initiative à encourager.

Les citoyens qui espèrent un transport digne et respectueux des usagers ont remarqué que le rythme des opérations est maintenu. Les agents semblent bien adhérer à la tâche avec, parfois, un peu de zèle. Certains guichetiers, par exemple, ne se contentent plus de rester assis. Ils sortent pour contrôler les passagers dans les stations et leur délivrer les tickets.

Dans les bus, aussi, ce contrôle est systématique au sol. A la station Tgm la vigilance des agents est au rendez-vous. Il n’est plus question de baisser les bras.

En plus de l’amélioration des recettes, le contrôle est de nature à atténuer l’impact de la non-augmentation des tarifs.

À côté de ces opérations très positives, il serait malvenu de décevoir les habitués du transport public par les lancinantes questions des longues fréquences, de la suppression injustifiée de plusieurs lignes, etc.

Les espoirs des usagers sont tellement nombreux qu’ils n’arrivent pas à les prioriser. De plus, ils n’excluent pas le retour d’anciennes expériences comme la liaison éphémère de la cité El Mourouj à La Manouba par la création d’une ligne directe combinant la ligne 6 et la ligne 4.

Pourquoi ne pas réinstaurer une telle ligne en plus d’une autre combinant les lignes 6 et 2 pour desservir l’Ariana à partir d’El Mourouj.

C’est le vœu de plusieurs milliers d’étudiants qui font une navette impossible entre ces zones durant chaque année universitaire.

N’oublions pas que l’Ariana et La Manouba sont des centres qui comptent des dizaines d’institutions d’enseignement supérieur.

Les étudiants qui les fréquentent souffrent le calvaire pour les rejoindre faute de souplesse dans les déplacements.

Le recours aux correspondances n’est pas probant. Pour aller de Ben Arous ou d’El Mourouj à La Manouba ou à l’Ariana (et vice versa) en utilisant des correspondances, c’est, tout simplement, la galère et des heures pour faire le trajet. À quelle heure doit se réveiller un(e) étudiant(e) pour aller aux cours de 8 h ? On aimerait bien entendre la réponse des responsables de la Transtu. Et, pourquoi pas celle du ministère ?

Auteur

Amor CHRAIET

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