Une offre authentique et immersive
Motivé par son record plutôt historique de 2025, le tourisme tunisien ambitionne, cette année, d’aller encore plus loin et de se maintenir, ainsi, à un palier supérieur. Un objectif tout à fait possible pour peu que nos professionnels trouvent la parade adéquate et les moyens nécessaires à sa mise en application.
Une parade qui soit capable de servir un nouveau modèle touristique à la fois durable et compétitif. Une exigence, du reste, incontournable, car si notre produit arrive toujours à se distinguer en termes de quantité, en franchissant la barre des 11 millions de visiteurs, ce n’est malheureusement pas le cas sur le plan qualitatif, malgré une nette volonté politique de diversification et de valorisation de l’offre nationale.
Cet enjeu qualitatif est le fondement de toute performance touristique et l’élément clé pour espérer bien se positionner sur le marché international ou, du moins, rivaliser avec nos concurrents directs, le Maroc et l’Egypte, en premier lieu.
Nos responsables gagneraient, donc, à miser sur l’authenticité et l’originalité. Une vision essentielle pour transformer une simple destination en une expérience unique, grâce à une valeur ajoutée supérieure aux standards habituels.
Et notre pays est, vraisemblablement, assez outillé pour réussir cette orientation stratégique. Il suffit seulement de puiser dans notre propre potentiel régional pour qu’on soit bien servis. Nos régions sont, de toute évidence, en mesure de garantir l’authenticité dont on a besoin et d’apporter le plus espéré, grâce à des produits d’appel touristiques bien adaptés aux nouvelles tendances du marché international.
A ce stade, l’on peut affirmer que la région du Nord, notamment la ville de Tabarka, en s’appuyant sur son référentiel naturel, patrimoinial et touristique, est capable d’assurer à notre offre nationale la profondeur nécessaire.
N’oublions pas que la reprise du festival international de jazz, après une éclipse de six ans, ne manquera pas d’aider cette région à se replacer comme une destination d’excellence touristique ou encore une station de prestige.
Il est vrai, en effet, que cette manifestation rapporte une dimension «intellectuelle et culturelle» à l’offre locale à travers un nouveau concept de «tourisme musico-balnéaire», comme l’espérait, autrefois, son fondateur. Un concept sensoriel et immersif qui confèrera à notre tourisme une authenticité bien particulière.
Le Sud tunisien pourrait, lui aussi, par son savoir-faire, constituer une pièce fondamentale pour la réinvention de notre secteur phare, grâce à des expériences éco-responsables spécifiques et des composantes culturelles et patrimoniales bien orientées. Et les niches sont encore nombreuses.
Toutefois, le plus difficile sera, certainement, de trouver et d’identifier les profils indiqués pour conduire ces orientations stratégiques.



