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Ce pays augmente ses frais de visa jusqu’à 201 % : les Tunisiens aussi concernés

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  • 10 juillet 2026
  • 4 min de lecture
Ce pays augmente ses frais de visa jusqu’à 201 % : les Tunisiens aussi concernés

Les candidats tunisiens souhaitant étudier, travailler ou séjourner en Australie devront désormais prévoir un budget plus élevé. Le gouvernement australien a appliqué, depuis le 1er juillet 2026, une nouvelle augmentation des frais de demande de visa (Visa Application Charges – VAC), une mesure qui concerne l’ensemble des demandeurs étrangers, y compris les ressortissants tunisiens.

Cette hausse touche plusieurs catégories de visas, avec des augmentations particulièrement importantes pour certains profils. Les étudiants internationaux, les familles souhaitant rejoindre un proche en Australie ainsi que les travailleurs étrangers figurent parmi les principaux concernés.

 

Le visa étudiant passe à 2 500 dollars australiens

 

Parmi les changements les plus significatifs figure l’augmentation du coût du visa étudiant (subclass 500). Les frais de demande passent de 2 000 à 2 500 dollars australiens, soit une hausse de 25 %.

Cette évolution concerne directement les étudiants tunisiens qui souhaitent poursuivre une formation dans les universités ou établissements australiens. Pour ces jeunes candidats, souvent déjà confrontés aux dépenses liées aux études à l’étranger (frais universitaires, logement, assurance santé et transport) cette augmentation représente une charge supplémentaire à intégrer dans leur projet.

L’Australie reste une destination prisée par les étudiants internationaux grâce à la qualité de son enseignement supérieur et aux opportunités professionnelles offertes après les études. Mais cette hausse intervient dans un contexte mondial où plusieurs pays cherchent à attirer davantage d’étudiants étrangers en proposant des conditions plus compétitives.

 

Certains visas enregistrent des hausses beaucoup plus importantes

 

La hausse la plus spectaculaire concerne les visas de retour pour résidents permanents (Resident Return Visa, sous-classes 155/157). Leur coût passe de 490 à 1 475 dollars australiens, soit une augmentation de près de 201 %.

Cette catégorie concerne principalement les personnes déjà titulaires d’un statut de résident permanent en Australie qui souhaitent préserver leur droit de retour après l’expiration de leur facilité de voyage. Elle ne correspond donc pas à une demande classique de premier départ vers l’Australie.

Les visas destinés au regroupement familial sont également concernés. Le coût du visa partenaire (sous-classes 820/801) atteint désormais environ 11 710 dollars australiens, après une hausse de 25 %.

 

Une hausse générale, pas une mesure visant les Tunisiens

 

Contrairement à certaines restrictions migratoires qui peuvent viser des nationalités spécifiques, cette augmentation des frais de visa ne cible pas la Tunisie. Elle s’applique à la majorité des demandeurs étrangers selon la catégorie de visa sollicitée.

Ainsi, un Tunisien déposant une demande de visa étudiant, touristique, professionnel ou familial sera soumis aux mêmes nouveaux tarifs qu’un candidat provenant d’un autre pays soumis aux mêmes règles.

Pour les candidats tunisiens, l’impact est donc principalement financier : le coût global d’un projet de mobilité vers l’Australie devient plus élevé, alors même que les démarches nécessitent déjà la préparation de nombreux documents, des traductions officielles, des examens médicaux éventuels et des justificatifs financiers.

 

Le gouvernement invoque la viabilité du système migratoire

 

Les autorités australiennes justifient ces augmentations par la nécessité d’assurer la viabilité financière du système de gestion des visas et de financer le traitement des demandes.

Mais la décision suscite aussi des inquiétudes parmi les acteurs du secteur. Certains estiment que la hausse pourrait réduire l’attractivité de l’Australie auprès des étudiants et des travailleurs qualifiés, dans un contexte de concurrence internationale accrue avec d’autres destinations comme le Canada, le Royaume-Uni ou les États-Unis.

Pour les futurs candidats tunisiens, le message est clair : avant d’entamer une procédure de départ vers l’Australie, il faudra désormais intégrer ces nouveaux coûts dans le calcul du budget global du projet.

Car derrière chaque demande de visa, il ne s’agit pas seulement d’un formulaire administratif : il s’agit souvent d’un projet d’études, d’une ambition professionnelle ou d’un choix de vie qui nécessite une préparation financière encore plus rigoureuse.

 

R.I

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Auteur

La Presse

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