Economie

Ce pays Schengen ouvre près de 500 000 opportunités de travail : quels métiers pour les Tunisiens ?

Avatar photo
  • 11 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Ce pays Schengen ouvre près de 500 000 opportunités de travail : quels métiers pour les Tunisiens ?

L’Italie s’apprête à lancer l’un de ses plus importants programmes d’ouverture de son marché du travail aux ressortissants étrangers. Le nouveau “Decreto Flussi 2026-2028”, publié par les autorités italiennes, prévoit l’entrée de 497 550 travailleurs non communautaires sur une période de trois ans, dont une partie pourrait concerner les ressortissants tunisiens dans plusieurs secteurs confrontés à un manque de main-d’œuvre.

Le dispositif prévoit 164 850 entrées en 2026, 165 850 en 2027 et 166 850 en 2028. Ces quotas concernent des travailleurs étrangers recrutés dans le cadre d’emplois salariés saisonniers, non saisonniers ainsi que certains emplois indépendants.

Cette décision répond aux besoins croissants de l’économie italienne, confrontée à des difficultés de recrutement dans plusieurs secteurs. Le gouvernement italien présente ce mécanisme comme un outil permettant de favoriser une immigration professionnelle légale et contrôlée, tout en répondant aux besoins des entreprises.

Quels secteurs sont concernés ?

Les besoins concernent principalement les secteurs qui connaissent des pénuries de main-d’œuvre. Parmi les domaines concernés figurent notamment l’agriculture et les activités saisonnières ; le tourisme et l’hôtellerie-restauration ; l’assistance familiale ; le transport et la logistique ; certains métiers industriels et des profils hautement qualifiés dans le domaine technologique.

Pour les travailleurs tunisiens, cette annonce représente une nouvelle possibilité d’accès au marché italien, notamment dans les métiers où la demande est importante. Toutefois, ces quotas ne constituent pas une attribution automatique de visas : les candidats doivent répondre aux conditions prévues par la réglementation italienne.

Une procédure encadrée par les employeurs italiens

Le recrutement passe principalement par les entreprises ou employeurs italiens, qui doivent déposer une demande d’autorisation de travail (nulla osta al lavoro) via les procédures officielles. Les demandes sont ensuite traitées dans le cadre des quotas disponibles.

Pour 2026, les autorités italiennes ont prévu un calendrier spécifique de dépôt des demandes selon les catégories de travailleurs, notamment pour les emplois saisonniers agricoles et touristiques ainsi que pour certains travailleurs non saisonniers.

La Tunisie fait partie des pays traditionnellement concernés par les dispositifs italiens de recrutement de main-d’œuvre étrangère. Les candidats tunisiens intéressés devront toutefois disposer d’une opportunité professionnelle concrète, généralement à travers un employeur italien, avant d’entamer les démarches administratives nécessaires.

Cette nouvelle programmation pourrait donc ouvrir des perspectives dans plusieurs domaines, mais elle nécessite une bonne préparation : identification des secteurs recherchés, recherche d’employeurs, respect des procédures officielles et vigilance face aux intermédiaires non autorisés.

Avec près d’un demi-million d’entrées prévues sur trois ans, le Decreto Flussi 2026-2028 confirme la volonté de Rome de renforcer les voies légales de migration professionnelle, tout en répondant aux besoins de son économie.

R.I

Avatar photo
Auteur

La Presse

You cannot copy content of this page