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CA – les offres affluent chaque jour pour les cadres : Un signe inquiétant…

  • 13 juillet 2026
  • 5 min de lecture
CA – les offres affluent chaque jour pour les cadres : Un signe inquiétant…

Face à ces « mauvais » contrats signés et pas encore renouvelés, le CA est en situation délicate devant des cadres de plus en plus convoités.

La Presse — Quand on signe le contrat d’un joueur pour deux ans et que l’on met une clause de résiliation assez abordable, on finit par être en position de faiblesse par rapport à ce joueur. Il suffit qu’une année passe, le joueur en question pourra alors signer pour n’importe quel club à six mois de l’expiration du contrat.

Le CA, champion en titre, en sait quelque chose avec des contrats mal conçus dès le départ et une incapacité flagrante de Mehdi Miled, l’unique et premier décideur en football, de renouveler les contrats des cadres ou de leu proposer des avantages conséquents. Résultat, ces derniers sont en train de quitter l’équipe l’un après l’autre suite à des offres alléchantes et des salaires et primes quadruplés.

Les Zemzmi, Shili et Chrifi, soit trois joueurs-clés de l’équipe lauréate, ont pu partir en joueurs libres et n’ont rien rapporté au club. Lassant pour un comité directeur qui, finalement, n’a rien gagné suite à leur départ. Tout ce beau monde recruté ou presque, c’est le comité sortant de Heykel Dkhil et de Hamed Mbarek qui les a ramenés. Miled n’a réussi aucune prolongation significative, il a juste sauvé les meubles en cédant Ben Abda à 1,5 million de dinars avant qu’il ne parte gratuitement l’année prochaine.

Sinon, les autres cadres sont toujours pistés et n’ont plus la tête sur les épaules. Un buteur comme Chaouat n’a pas encore renouvelé son bail, et s’il va rester, il va percevoir plus d’argent en attendant qu’il parte en joueur libre. On parle également de Zaâlouni et Ait Malek auxquels il reste une seule année et qui ont reçu des offres eux aussi. Dans ce casse-tête, comment l’entraîneur de l’équipe peut mener sa préparation sachant que  maints cadres sont partis et que d’autres s’apprêtent à le faire ?

Même ceux qui vont rester ne vont pas être si motivés si on leur promet des salaires et avantages plus conséquents ailleurs. Du côté des dirigeants, c’est le même silence radio, on travaille discrètement pour remplacer les partants avec des opérations bon marché (généralement des joueurs libres comme Meriah et Zaddem).

Le souci de Mehdi Miled est de préserver l’équilibre budgétaire et de maîtriser la masse salariale. Sportivement, ce n’est pas très ambitieux, c’est même risqué. Quand on prépare une équipe, qu’on la soigne pour remporter un titre et que l’on finit par la perdre peu à peu, ce n’est pas bien vu. Il faudra tout recommencer avec d’autres joueurs en attendant des automatismes qui prennent du temps, et quand on n’a pas assez de liquidités, tel le cas du CA ( le seul qui peut mettre la barre haut, Fergie Chambers, n’est plus mécène), l’équation devient si difficile à résoudre.

Et l’ambition ?

Pourquoi les dirigeants du CA restent-ils aussi conservateurs et austères financièrement ? Parce que tout simplement, ils n’ont pas le pofil de dirigeants-bailleurs qui peuvent mettre des moyens pour étoffer leur équipe. Ils misent sur des économies de chandelle, sur les joueurs moyens et pas coûteux en comptant sur la personnalité de l’entraîneur et le soutien du public pour réussir.

Ce n’est pas toujours évident. Un club champion doit se munir d’ambition, doit ramener des joueurs de grand calibre et, s’il faut céder, il le fera mais un ou deux joueurs, pas plus. La ligue des champions, le championnat, la super coupe, la coupe, plein de défis sportifs demandent une équipe rodée.

Des joueurs prêts, gagneurs et de métier. Ce ne sera pas le même profil que l’année dernière, le CA est l’équipe à battre. Un profil à assumer non en regardant ses cadors mettre les voiles l’un après l’autre. Mais en élevant la valeur technique de l’effectif. Et pour cela, il faut trouver les moyens quand on est dirigeant.

Le potentiel de popularité du CA n’a pas été rentabilisé pendant plus de deux mois après le sacre. Pas de boutique à la hauteur, pas de matches galas, pas d’abonnements mis tôt et non maintenant, et pas d’idées raffinées et innovantes (le digital) pour faire rentrer l’argent. L’application digitale mise en marche est un concept classique et compliqué techniquement pour créer l’engouement.

Ce sont des dons tout simplement, et rien de motivant (avantages en contrepartie pour le public) pour une nouvelle génération de supporteurs qui n’aiment pas ce mode « caritatif » de financement. Encore quelques semaines pour des opérations de recrutement de grande valeur même si le marché local n’offre pas grand-chose.

On ne sait jamais, peut-être bien que les dirigeants clubistes préparent des coups bien étudiés sur le mercato comme certains le disent. Le temps presse, on est presque à un mois et demi de la saison. Et en même temps, les cadres de l’équipe n’ont pas renouvelé et reçoivent des offres.

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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