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La Tunisie face au risque de black-out : le scénario que la STEG veut éviter

  • 15 juillet 2026
  • 4 min de lecture
La Tunisie face au risque de black-out : le scénario que la STEG veut éviter

Les coupures d’électricité enregistrées ces derniers jours dans plusieurs régions du pays s’expliquent par une combinaison de facteurs liés notamment à la vague de chaleur exceptionnelle, à la hausse record de la demande énergétique et à des contraintes techniques affectant la stabilité du réseau, a indiqué le président-directeur général de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Fayçal Trifa.

Intervenant sur Diwan Fm, le responsable a précisé que la consommation électrique a atteint des niveaux particulièrement élevés en raison de l’utilisation massive des appareils de climatisation, notamment durant les heures de pointe comprises entre 13h00 et 17h00.

Face à cette forte pression sur le réseau national, il a appelé les citoyens à adopter des gestes de rationalisation de la consommation, particulièrement durant cette période, afin de limiter la surcharge du système électrique.

Une panne en Algérie qui a affecté les échanges énergétiques

Parmi les facteurs ayant contribué aux perturbations, Fayçal Trifa a également cité un incident technique survenu dans une installation énergétique située dans la région de Sidi Okba, dans l’est de l’Algérie.

Il a rappelé que la Tunisie bénéficie d’accords d’échange d’électricité avec l’Algérie, permettant de soutenir le réseau national lors des périodes de forte demande. Selon lui, cette panne a eu un impact sur les quantités d’énergie disponibles et a accentué la pression exercée sur le système électrique tunisien.

Le PDG de la STEG a aussi souligné que les températures élevées ne provoquent pas uniquement une augmentation de la consommation, mais peuvent également affecter les performances des équipements et des infrastructures électriques.

Il a expliqué que plusieurs pays ont connu des perturbations similaires lors des épisodes de fortes chaleurs, y compris des pays européens disposant pourtant de capacités importantes de production énergétique.

Le délestage pour éviter un effondrement total du réseau

Concernant le délestage, qui consiste en des coupures temporaires et programmées dans certaines zones, Fayçal Trifa a expliqué qu’il s’agit d’une mesure technique utilisée lorsque la demande dépasse les capacités disponibles.

Cette procédure vise à maintenir l’équilibre du réseau et à éviter un scénario beaucoup plus grave : le black-out, soit une panne généralisée touchant l’ensemble du pays.

“Ne pas recourir au délestage lorsque cela est nécessaire pourrait entraîner un effondrement complet du réseau”, a-t-il expliqué, rappelant que la remise en service d’un système électrique après un black-out nécessite du temps et des opérations techniques complexes.

L’exemple espagnol cité par la STEG

Pour illustrer les risques d’un effondrement du réseau électrique, le responsable a évoqué l’exemple de l’Espagne, qui a connu en 2025 une importante panne ayant duré près de 24 heures avant le rétablissement complet de l’approvisionnement.

Pour la STEG, la priorité demeure donc la préservation de la stabilité du réseau national et la garantie de la continuité du service.

En conclusion, Fayçal Trifa a renouvelé son appel aux citoyens afin qu’ils contribuent à réduire la pression sur le réseau, notamment pendant les heures de forte consommation.

La STEG recommande ainsi une utilisation rationnelle des appareils électriques, en particulier des climatiseurs, afin de limiter les risques de nouvelles perturbations et d’assurer la continuité de l’approvisionnement électrique durant cette période de fortes chaleurs.

Auteur

R. I

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