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Jeux, tournois, meetings internationaux : Il faut faire un tri

  • 16 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Jeux, tournois, meetings internationaux : Il faut faire un tri

Les obligations scolaires et universitaires constituent un fardeau pour les jeunes athlètes tenus de sacrifier leurs études. Les dates des tournois posent aussi problème.

La Presse — Nous n’avons pas bouclé l’année et déjà le calendrier de 2027 commence à prendre forme. Ce qui est à remarquer, c’est qu’aussi bien les pays africains qu’arabes n’hésitent plus à organiser des compétitions assez importantes. C’est ainsi que :

– Les Jeux de la francophonie se tiendront à Erevan, en Arménie, du 23 juillet au 1er août 2027.

– Les Jeux africains (hommes et femmes) se tiendront au Caire du 27 août au 7 septembre 2027.

– Les Jeux arabes se tiendront à Riyad d’octobre à novembre 2027.

En ce qui concerne la partie tunisienne qui est théoriquement dans l’obligation de participer tant au niveau africain qu’arabe, la décision commence à devenir difficile.

Tout d’abord, c’est une question de principe. La Tunisie a des relations solides avec toutes ces parties prenantes qui se portent volontaires pour organiser entre leurs murs des manifestations qui mettent à contribution l’immense infrastructure qu’elles ont mises en place. C’est ensuite une question de réciprocité. Il est normal de réagir positivement envers le pays qui a accepté de répondre positivement à une invitation qui lui a été adressée.

Contraintes

Si nous prenons en considération que les compétitions mobilisent, de nos jours, toutes les tranches d’âges, cela se traduit par des contraintes qui finissent par gêner nos jeunes internationaux surtout.

Notre système d’éducation n’est pas adapté à ces suspensions successives des cours. Des champions olympiques, ne l’oublions pas, ont été privés de leurs examens de passage et n’était l’intervention de la tutelle concernée, ils auraient été obligés de refaire l’année.

Dans bon nombre de ces pays organisateurs, les autorisations d’absence sont beaucoup plus faciles, ce qui facilite la prise de décision.

Tant que les choses ne changeront pas, il faudra choisir, car indépendamment des frais de préparation et de déplacement, il y a l’aspect vie privée et obligations scolaires ou universitaires qui demeurent incontournables.

Les parents qui tiennent à la réussite de leurs enfants ne voient pas d’un bon œil ces coupures qui les obligent à assurer des cours de rattrapage pour éviter de handicaper leurs progénitures. Ni la fédération ni le ministère n’assurent cette prise en charge.

De ce fait, il y a forcément des choix à prendre, tout en reconnaissant que les tournois et compétitions des jeunes sont importants. Elles ont été mises en place par les confédérations et les fédérations internationales pour pousser à la formation, ouvrir la voie et favoriser l’éclosion de ces jeunes.

Mais indépendamment de l’aspect participation, il y a nécessité d’éviter de sacrifier l’avenir de ces jeunes, en prenant les dispositions de compensation et de soutien qui s’imposent.

Nous voulons des champions mais aussi des jeunes à l’avenir assuré.

Auteur

Kamel GHATTAS

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