Mondial 2026-Finale Argentine Espagne: quand l’élève défie le maître
La finale de la coupe du monde de football entre l’Espagne et l’Argentine, dimanche à New York, opposera non seulement deux des meilleures sélections mondiales mais aussi Luis de la Fuente à son ancien élève Lionel Scaloni.
L’Espagne tentera de décrocher un deuxième titre mondial, 16 ans après son sacre de 2010 en Afrique du Sud. L’Argentine, elle, vise un deuxième sacre consécutif, ce qu’aucune nation n’a réussi depuis le Brésil en 1962.
Au-delà du prestige de l’affiche, la finale de dimanche charrie une dimension plus personnelle.
Après la victoire de l’Espagne contre la France (2-0), mardi en demi-finales, Luis de la Fuente avait surpris en déclarant qu’il serait « ravi » d’affronter l’Argentine.
Non parce qu’il voyait l’Albiceleste comme un adversaire plus abordable, mais en raison de son amitié avec Lionel Scaloni, forgée quelques années auparavant au centre de formation des entraîneurs de la Fédération royale espagnole de football (RFEF).
En 2017, deux ans après la fin de sa carrière de joueur, Lionel Scaloni y suivait sa formation d’entraîneur tandis que Luis de la Fuente, alors responsable des équipes nationales de jeunes, y donnait des cours.
Lionel Scaloni avait évoqué avec bienveillance cette période lors de la Copa America 2024.
« Luis (de la Fuente) a été d’une grande aide pour ceux d’entre nous qui ont fait la formation d’entraîneur à Las Rozas. J’ai eu des conversations avec lui et je lui souhaite tout le meilleur », avait déclaré, à l’époque, le sélectionneur de l’Argentine.
« J’aime sa façon de diriger les choses et comment les joueurs donnent tout pour lui », avait-il poursuivi.
Le lien de Lionel Scaloni avec l’Espagne dépasse d’ailleurs le simple cadre du football puisque son épouse est espagnole, que ses enfants sont nés en Espagne et qu’ils vivent à Majorque.
Désormais âgé de 48 ans, Lionel Scaloni a aussi joué plusieurs saisons en Liga, au Deportivo La Corogne, au Racing Santander et à Majorque.
« Une partie de ma famille est espagnole et, naturellement, je soutiens l’Espagne à l’Euro », avait-il expliqué en 2024.
Mardi, il résumait bien le mélange d’affection et de rivalité qui entoure cette finale.
« Je suis heureux pour lui. Il le mérite », a-t-il dit au sujet de Luis de la Fuente. « Tout ce qu’on voit dans son équipe nationale est ce que nous espérons voir dans la nôtre. »
Les sentiments attendront : le maître et l’élève doivent d’abord se départager le trophée le plus prestigieux du football mondial.



