La Tunisie prévoit d’accélérer la réforme de son système administratif avec un objectif ambitieux : atteindre un taux de 70% de simplification et de suppression des procédures administratives d’ici fin 2026, avant de parvenir à une simplification complète à hauteur de 100% à l’horizon 2027.
Cette orientation figure parmi les principaux axes de la nouvelle stratégie de développement, qui place le citoyen au centre de l’action publique à travers une refonte globale des démarches imposées aux usagers de l’administration.
Selon le document du prochain Plan de développement quinquennal 2026-2030, cette réforme vise à moderniser l’administration, rapprocher les services publics des citoyens et réduire les contraintes bureaucratiques.
Elle prévoit notamment la mise en œuvre complète du projet “Parcours de vie”, ainsi que la création d’un référentiel national des services administratifs.
Dans ce cadre, la Tunisie prévoit également le lancement de la plateforme nationale des procédures administratives, destinée à améliorer l’accès aux services publics et à renforcer leur efficacité.
La stratégie repose notamment sur l’approche dite des “événements de vie”, qui consiste à repenser les parcours administratifs prioritaires en adoptant une logique centrée sur le citoyen-usager.
Cette méthode vise à analyser les démarches administratives du point de vue de l’utilisateur, en prenant en considération ses besoins, ses attentes et ses propositions.
Les citoyens seront également associés aux différentes étapes d’évaluation et de réorganisation des procédures.
Réduction des formalités classiques
Parmi les mesures prévues figurent la réduction du recours à certaines procédures traditionnelles, notamment la légalisation de signature et la certification conforme des copies, considérées comme des obstacles à la simplification administrative.
La stratégie prévoit aussi la mise en place d’un “bouquet de services administratifs proactifs”, accompagné d’une refonte des formulaires et modèles administratifs afin de faciliter les démarches des citoyens et des entreprises.
Au-delà de la simplification des procédures, la stratégie nationale ambitionne d’améliorer la couverture géographique des services administratifs prioritaires.
L’objectif est de dépasser 80% de couverture à la fin de la période du plan, contre environ 67% actuellement.
À travers cette réforme, les autorités entendent engager une transformation profonde de l’administration tunisienne, en misant sur la digitalisation, la réduction des délais et une relation plus directe entre les citoyens et les services publics.
R.I



