L’artiste populaire tunisien Salah Farzit est décédé, laissant derrière lui un riche héritage musical qui a profondément marqué le paysage artistique national. Figure incontournable du mezoued depuis les années 1970, il était considéré comme l’un des principaux artisans de la modernisation de ce genre musical tout en restant fidèle à ses racines populaires.
Au fil de sa carrière, Salah Farzit s’est imposé grâce à une voix singulière et un répertoire devenu emblématique de la chanson populaire tunisienne. Parmi ses œuvres les plus célèbres figure « Irdha Alina Ya Lommima », devenue au fil des décennies un véritable hymne populaire. Son parcours a également été marqué par son engagement artistique et les difficultés rencontrées en raison de la marginalisation du mezoued à certaines périodes de l’histoire culturelle tunisienne.
Longtemps tenu à l’écart des circuits culturels officiels malgré une immense popularité auprès du public, Salah Farzit avait finalement bénéficié d’une reconnaissance institutionnelle, notamment avec sa participation au Festival international de Hammamet en 2022.
L’annonce de son décès a suscité une vive émotion dans les milieux artistiques et auprès de nombreux Tunisiens, qui saluent la mémoire de l’un des plus grands représentants de la musique populaire du pays.



