Sport

Au fait du jour : Comités provisoires…

  • 21 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Au fait du jour : Comités provisoires…

La Presse — Le monde du sport est rudement secoué par ce qui arrive au club français des Girondins de Bordeaux. L’affaire des Girondins de Bordeaux est, à la base, une crise financière et institutionnelle, ayant conduit le club septuple champion de France au bord de la liquidation judiciaire.

Incapable de combler un déficit abyssal et privé d’un récent projet de rachat par le fonds britannique Sparta, le club est exclu des championnats nationaux. Cette «descente aux enfers» s’articule autour de plusieurs facteurs majeurs. La principale est, pour tout résumer, une gestion financière hasardeuse :  le club a accumulé une dette colossale (dépassant les 100 millions d’euros). Cette situation a entraîné d’importants retards de loyers et des impayés auprès de nombreux créanciers et prestataires locaux.

C’est dire que ceux qui veulent avancer, réellement progresser, ne regardent pas en arrière.  Leurs yeux sont fixés sur ce qui se trouve au-delà de l’horizon.  Et pour cause, dans ce sport moderne où se confondent bien des intérêts, il n’y a plus de place aux sentiments. Tous les moyens sont bons pour gagner, prouver qu’on est le meilleur, le plus irréductible, le plus puissant.

L’histoire du carton rouge, infligé au joueur américain Balogun lors du Mondial et plus tard effacé sur intervention de Trump, ne sera pas oubliée de si tôt. La grande Fifa a été mise à genoux. Avec tout le respect que l’on doit avoir pour ces hommes et femmes dirigeants courageux, dévoués, volontaires, leur tâche ne sera pas facile au sein d’un comité provisoire appelé à gérer au jour le jour et s’arranger pour ne pas prendre des décisions engageantes.

Combien de Comités provisoires ont-ils légué de lourdes dettes ou des contrats mal conçus à ceux qui prendront un jour la relève ? Certes, ils se sont courageusement jetés à l’eau pour sauver ce qui pourrait l’être, mais en dépit de tous les efforts qu’ils déploieront, ils seront les victimes de ceux qui ne savent que critiquer pour prouver qu’eux seuls possèdent la vérité.

Tout en se demandant pourquoi il n’y a pas de candidats (les choses sont claires !), il faudrait   reconnaître que pour ces clubs qui ne possèdent pas de ressources propres, l’avenir est bien sombre. Dans des pays qui gèrent comme il se doit le sport professionnel, ils n’auraient jamais été autorisés à s’engager dans une compétition réservée à l’élite, sans Comité directeur élu, sans programme, sans ressources financières propres et à venir.

Notre sport se portera mieux le jour où l’on comprendra la différence entre des activités de loisirs et un club professionnel.

Auteur

Kamel GHATTAS

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