Société

Médecine esthétique : Le syndicat propose une loi stricte pour contrer les intrus et les injections contrefaites

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  • 23 juillet 2026
  • 2 min de lecture
Médecine esthétique : Le syndicat propose une loi stricte pour contrer les intrus et les injections contrefaites

Face à la propagation alarmante des pratiques non certifiées en matière d’esthétique et de l’enregistrement de moult dérives et autres cas de défiguration, le syndicat des médecins esthétiques a soumis ce jeudi 23 juillet 2026 un projet de loi à la commission de la santé de l’ARP. L’objectif est double : criminaliser l’exercice illégal de la profession par des praticiens clandestins et encadrer de manière stricte l’importation des produits injectables pour protéger la santé publique.

Entendue aujourd’hui par les députés de la commission de la santé au Parlement, la présidente du syndicat national des médecins esthétiques, la Dr Iman Ben Fredj, a dressé un tableau sombre des pratiques actuelles. Tout en dénonçant l’émergence continue d’intrus totalement étrangers au corps médical, elle a confirmé que bien des personnes dépourvues de toute licence officielle, offrent pourtant leurs services sur les réseaux sociaux. « En proposant des tarifs anormalement bas, ces individus usurpent le titre de médecin et violent délibérément le cadre légal national », indique la spécialiste.

Attention au danger !

La représentante syndicale a insisté sur le péril immédiat que représentent ces activités illégales pour la sécurité sanitaire des Tunisiens. « Les patients subissent des injections de produits d’origine totalement inconnue, qui sont sans traçabilité et ne sont pas validés par le ministère de la Santé ! », note-t-elle tout en précisant que ces substances mystérieuses qu’on injecte aux Tunisiens provoquent régulièrement de lourdes complications cliniques, se traduisant par des défigurations irréversibles ou des handicaps physiques majeurs chez les victimes.

Pour endiguer ce fléau, la Dr Ben Fredj a indiqué que le ministère de la Santé s’est engagé à publier prochainement un cahier des charges rigoureux destiné à encadrer la profession et à définir précisément les locaux autorisés à effectuer ces actes. Parallèlement, le syndicat exige un contrôle drastique des médias et des plateformes numériques qui offrent des espaces à ce genre de pratiques. Le syndicat appelle également à l’adoption de textes législatifs réservant l’exercice esthétique exclusivement aux médecins qualifiés, ainsi qu’une réglementation totale des circuits d’importation et de distribution des produits injectables en Tunisie.

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Auteur

Abir Chemli

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