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Production d’électricité : « recourir à l’importation ne constitue pas une solution durable », selon un expert

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  • 24 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Production d’électricité : « recourir à l’importation ne constitue pas une solution durable », selon un expert

L’expert international en énergie, Mahmoud El May, a affirmé ce vendredi 24 juillet 2026 que la satisfaction de la demande croissante en électricité nécessite une planification anticipée et l’intégration des investissements nécessaires dans le budget de l’État. Il a souligné que les besoins énergétiques de la Tunisie augmentent chaque année, ce qui impose de renforcer les capacités de production électrique afin de suivre cette évolution.

Intervenant sur une radio privée, il a estimé que le recours excessif aux importations d’électricité, notamment en provenance d’Algérie, ne peut constituer une solution durable. Il a rappelé que l’Algérie a elle aussi connu, durant cet été, une pression exceptionnelle sur la demande, en plus d’une perturbation dans l’une de ses principales centrales de production, ayant entraîné une vaste coupure de courant. Selon lui, la sécurité énergétique de la Tunisie passe par la diversification des solutions et la nécessité de ne pas dépendre d’une seule source d’approvisionnement.

Le déficit électrique, un problème structurel

Mahmoud El May a considéré que le déficit d’électricité enregistré durant l’été constitue un problème structurel récurrent, et non une situation exceptionnelle. Chaque pic de consommation met ainsi en évidence un écart entre la production et la demande, un déficit qui a été comblé ces dernières années grâce aux importations d’électricité, notamment depuis l’Algérie.

L’expert a également indiqué que les centrales électriques flottantes ne constituent pas une technologie nouvelle. Il a précisé qu’une entreprise privée turque a développé cette technologie depuis les années 1990 et détient aujourd’hui près de 70 % de ce marché à l’échelle mondiale. Ces centrales présentent l’avantage d’être rapidement opérationnelles : le navire est raccordé au réseau électrique au niveau du port et peut commencer à produire de l’électricité en quelques jours.

La location de centrales électriques flottantes  ou encore la construction de nouvelles centrales de production constituent, selon lui, autant d’options envisageables. Toutefois, leur mise en œuvre nécessite la mobilisation des financements nécessaires. Pour Mahmoud El May, le cœur de la crise réside dans la fragilité des finances publiques et dans le recul des investissements consacrés au renforcement des capacités de production électrique au cours des dernières années.

Appel à la création d’une cellule de crise

L’expert international en énergie a appelé à la mise en place d’une cellule de crise réunissant le ministre de l’Énergie, les responsables de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), ceux de la Société tunisienne des industries de raffinage (STIR), ainsi que des experts tunisiens et étrangers.

Cette cellule aurait pour mission de proposer des solutions urgentes et stratégiques afin de garantir la sécurité de l’approvisionnement en électricité et d’éviter que la crise ne se reproduise.

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Auteur

La Presse

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