La Tunisie vient de franchir une nouvelle étape dans le développement de ses infrastructures scientifiques et numériques avec l’inauguration du supercalculateur du Centre de calcul El Khawarizmi, situé au sein du complexe universitaire de la Manouba.
La cérémonie d’inauguration, organisée le 23 juillet 2026, a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, en présence notamment du gouverneur de la Manouba, Mahmoud Chaïeb, de l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, du président de l’Université de la Manouba, Amer Cherif, ainsi que de responsables du ministère et du Centre de calcul El Khawarizmi.

Cette nouvelle infrastructure, réalisée dans le cadre de la coopération tuniso-chinoise, est présentée comme l’un des projets de calcul haute performance les plus importants en Afrique. Elle vise à renforcer les capacités nationales en matière de recherche scientifique, d’innovation et de transformation numérique.
Un outil stratégique pour la recherche tunisienne
Lors de la cérémonie, le ministre Mondher Belaïd a souligné que ce supercalculateur constitue une infrastructure stratégique destinée à renforcer les capacités scientifiques et technologiques du pays.
Selon lui, cet équipement ne représente pas uniquement un outil informatique de pointe, mais constitue “un investissement dans la connaissance, la recherche scientifique et l’avenir de la Tunisie”.
Grâce à ses capacités de traitement avancées, il permettra aux chercheurs, enseignants universitaires, étudiants et laboratoires de recherche de traiter d’importants volumes de données et de réaliser des calculs complexes dans des délais considérablement réduits.
Cette avancée devrait ouvrir de nouvelles perspectives dans plusieurs domaines prioritaires, notamment l’intelligence artificielle, l’analyse des données massives (Big Data), la médecine et les sciences de la santé, les sciences des matériaux, les énergies renouvelables, l’agriculture intelligente, la cybersécurité et la biotechnologie.
Un levier pour renforcer l’attractivité scientifique
Au-delà de son apport technologique, le supercalculateur devrait également contribuer au rayonnement international de la recherche tunisienne.
Le ministère estime que cette infrastructure facilitera la participation des chercheurs tunisiens aux grands programmes scientifiques internationaux, encouragera les projets de recherche conjoints et renforcera l’attractivité des universités et centres de recherche nationaux auprès des partenaires étrangers.
Elle permettra également aux institutions tunisiennes de mieux répondre aux exigences de la recherche moderne, de plus en plus dépendante de la puissance de calcul, de la simulation numérique et de l’exploitation des grandes masses de données.
Le projet s’inscrit dans le cadre d’une coopération renforcée entre la Tunisie et la Chine, fondée sur une vision commune plaçant la science, la technologie et l’innovation au cœur du développement économique et social.
Pour les autorités tunisiennes, cette réalisation constitue une étape importante dans la modernisation de l’écosystème national de recherche et dans la construction d’une infrastructure numérique capable d’accompagner les défis scientifiques et technologiques à venir.
Avec ce supercalculateur, la Tunisie ambitionne ainsi de renforcer sa position régionale dans les domaines de la recherche avancée et de l’innovation numérique.
R.I



